‹ Platon [microform]Chapitre 108 sur 287 · d.. Ibid. 57°, 58°, 63de, 79d-e · texte numérisé non relu

d.. Ibid. 57°, 58°, 63de, 79d-e

l'air, qui se comporte de même à l'égard de l’eau. Il en est « comme du mouvement d’une roue »?.

C'est ainsi « que la diversité des choses ne cesse de se produire, et qu'elle cause maintenant et causera toujours le mouvement perpétuel des corps »3. Quant à la génération des âmes, elle suit une loi analogue, mais qui se fonde sur un autre principe. Comme les individus sont mortels, la nature leur a donné l’inextinguible amour de la reproduction, qui assure l’immortalité des espèces“: et cette loi est disposée de telle sorte que, à la place d’une âme qui disparaît, il en naisse toujours une autre : la vie produit la mort et la mort la vie?.

Grâce à cet équilibre instable, le monde ne risque pas de glisser insensiblement vers le repos absolu et de s'endormir comme un autre Endymionf. La vie et le mouvement y représentent toujours la même somme, aussi bien que l'être lui-même; et la nature réalise son vœu qui est de persévérer à l'infini dans la beauté.

Il y ἃ comme à la base de la nature trois faits généraux dont il convient de parler à part : je veux dire le mouvement, le temps et le lieu.

Platon n’essaie pas, ainsi qu'Aristote, de donner une dé-

1. PLAT., Tom., 57°, 578-58°, 9, 1d., Ibid., 795-809, Platon étend la loi qu’il formule ici à une foule de phénomènes, à la respiration, à la déglutition, aux ventouses, aux météores,

etc.; et cette loi ressemble de très près à l'hypothèse dont se servait Descartes pour expliquer la pesanteur de l'air.

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