‹ Platon [microform]Chapitre 115 sur 287 · Ce axiAa σ ramis ὦ · texte numérisé non relu

Ce axiAa σ ramis ὦ

Dee 2e texte a des variantes dont la principale donne θεῖος, au lieu ἡ εός. Le sens n’en es ς .Ὃ»" ἡ ϑειος. Δ οὰ Re ον! : φορῇ οἰ est pas changé (Srazzs., loc. cit., vol. IV, sect. 1, 94

autre part. l’idée qu’il expri ἧς “ , Sect. I, 94). pére pat ss e qu’il exprime montre assez par elle-même que la me vi προς ne cC ésigne pas Lt : LT de É ‘ , ic -

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par un côté.

Π convient donc de poursuivre notre enquête; et le moven de le faire avec bonheur, c’est d'observer les modifications qu'a subies l'idée de Dieu à travers la série des dialogues.

Platon a toujours parlé de Dieu comme un croyani. C’est par ce nom que 56 termine l’Apologie" ; € cette finale est significative. Il réapparaît dans la dernière phrase du Criton?, dont il représente d’ailleurs l’idée fondamen-

TT. -- Ρ - ὦ κι νν κ(ὦ À tale ὃ. IL est cité au mOoIms deux fois dans le Gorgias”, et

ises ver 1 γὰ il désigne à plusieurs reprises Vers la fin du Banquet, où il désig

« le sage » par opposition aux hommes qui ne peuvent être que des « amants de la sagesse » *. On le trouve pres souvent encore au Cours du Phédon, et comme entouré d'une vénération croissante °. On peut même dire que La pensée de Dieu rayonne, ainsi qu’un soleil, à travers cet ouvrage : elle le domine et le pénètre tout entier. Dieu, d'après ce dialogue, a placé l'homme dans la vie, comme dans « un poste » qu'il nous défend d'abandonner; il prend soin de nous; il est notre ami, dans la mesure

té S) uv Ë eme 2m) ÉUELVOY ποῦ nov παντὶ πλὴν À Loa : ὁπότεροι δὲ ἡμῶν ἔρχονται ἐπι ἄμεινὴν πρᾶγμα, ἄδηλον πλὴν ἢ

je - Ex τοίνυν, ὦ Κρίτων, χαὶ πράττωμεν ταύτῃ; ἐπειδὴ ταύτῃ ὃ θεὸς ὕφηγεῖται. ἄς 8. sis : les lois de la cité apparaissent, dans ce passagf comme entourées d’une auréole divine : € est une impiété que de Sy soustraire. > } à. 507° : οὔτε γὰρ ἂν ἄλλῳ ἀνθρώπῳ προσφιλὴς ἂν εἴη ὃ τοιοῦτος βίος] οὔτε θεῷ : — 512". | 5. 202° : καὶ γὰρ πᾶν τὸ δαιμόνιον μεταξὺ θεὸς δὲ ἀνθρώπῳ οὐ μίγνυται (il y ἃ déjà, dans cette idée, un germe de la théorie alexandrine); — 204" : ilest vrai que, en cet endroit, Platon dit θεοὶ et non θεός ; mais On VEITà plus loin que ces deux termes éveillent la

même idée de fond. | GE 6. 62°, 62%, 67%, 694, 80°, 934, 106% : ὃ dé γε θεός, οἶμαι, Epn ὁ “ΟΥ̓

Ε δἰ + das 4 4 CPE TL 4" “--΄΄ se al “Ἄ[ι κε L TA παντῶν ἂν ὁυολογηθείη μυιόξποτε ἀπολλνσῦα

même où nous aimons le bien !; et, quand l'âme du philosophe est délivrée de son corps, c'est auprès de ce « Dieu bon et sage » qu’elle va passer l'éternité 5.

Au second livre de la République surgit l’idée de la causalité divine : Dieu nous est représenté comme Îa cause de tout bien, tandis que, par contre, il ne peut être la cause d'aucun mal. Dans les sixième et septième livres du même dialogue, cette idée nouvelle se précise Dieu devient déjà « le Démiurge », qui « a fait nos sens“ » et « ordonné le ciel 5 ». Vers la fin du Sophiste, ce qualitatif réapparaît, et avec un sens plus explicite et plus net : il y est défini et formellement appliqué à Dieu. « Eh! donc, dit l'Étranger, tous les êtres vivants mortels, les végétaux qui croissent, soit d’une racine, soit d’une semence, à la surface de la terre, les corps inanimés fusibles et non fusibles contenus dans son sein, où trouver la cause qui les a fait passer du non-être à l'être, si Dieu n’en est pas le Démiurge? Nous en tiendrons-nous à la doctrine et au langage d’un grand nombre... ? — Quelle doctrine? — Que la nature engendre ces choses d'une manière spontanée et sans le secours de l'intelligence. Dirons-nous, au contraire, qu’elles procèdent de la raison et d’une science divine, qu'elles viennent de Dieu? — J'avoue qu'il m'arrive souvent, et peut-être à cause de mon âge, d’osciller entre ces deux opinions; mais à présent que je t'observe et que je te soupçonne de croire que tout cela est l'œuvre d'un Dieu, je me déciderai aussi

dans ce sens. — Fort bien, Théétète 1. » Dieu reçoit aussi le nom de démiurge dans le mythe du Politique”; et ce nom y prend deux sens qui se complètent l’un l'autre : il désigne à la fois l’auteur de l'univers 3 et son gouverneur ὁ.

Mais en quoi consiste le « Démiurge »? Ce sont le Philèbe et les Lois qui nous l’apprennent, bien qu'avec certaines variantes dont il n’y ἃ pas à tenir compte pour le moment. D'après 16 premier de ces dialogues, rien ne relève du hasard ni au ciel ni sur la terre; sous les âmes individuelles, il existe dans le monde « une âme royale », dirigée par « une intelligence également royale », qui a tout organisé, qui gouverne tout, qui préside aux mouvements célestes et conduit le chœur des années. des saisons et des mois5. Le même fond de doctrine revient dans les Lois, au dixième livre®. Là encore, il s’agit d’une âme soumise à l'empire de la pensée et par suite à l’idée du meilleur, qui a produit et maintient avec une vigueur inflexible la beauté de l'univers. Qu'est-ce que cette âme? « Le Démiurge » lui-même, puisqu'elle en a les fonctions distinctives. On n’a pas d’ailleurs à se perdre en conjectures sur ce point; le langage de Platon à cet égard est assez formel pour dissiper tous les doutes. Il dit à diverses reprises que l'âme du monde, en tant qu’elle trouve sa mesure dans l'intelligence, est « Dieu »’;

. 265c-d ; — Cf. ibid., 2665.

. Lois, X, 8970 : … Ψυχὴ... νοῦν μὲν προσλαδοῦσα ἀεὶ θεῖον ὀρθῶς θεὸς οὖσα ὀρθὰ καὶ εὐδαίμονα παιδαγωγεῖ πάντα : Ce texte ἃ des variantes, mais qui n'en altèrent pas le sens fondamental (Voir STALLS., XII, 178); — Lois, X, 899":

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il l’appelle aussi « notre roi » !, le « maître du ciel et de la terre » 2, le grand « joueur de dés » ὃ, le vrai « Zeus »4: autant de dénominations dont chacune suffit à l’identifier avec le « Démiurge ». Au dixième livre des Lors, cette identification est encore plus explicite. IL s’agit, en cet endroit, de prouver l'existence de Dieu; et la réponse de Platon, c’est que Dieu n’est autre chose que « l’âme bonne », celle que dirige la pensée.

Maintenant, nous sommes à même de formuler la vraie réponse au problème posé. D'après Platon, 1] existe une âme mondiale dont la partie supérieure, indéfectiblement dominée par la vue indéfectible du bien, a formé la nature et lui conserve à travers les âges son immortelle eurythmie : cette parlie achevée de l'âme mondiale, voilà Dieu. Nous sommes à même aussi de voir comment s’est modifiée, avec le temps, cette notion fondamentale. Il ne s'y est pas produit de rupture; elle est allée de l’implieite à l’explicite, comme un germe : elle ἃ suivi la loi du développement continu, toujours plus riche et plus précise, mais aussi toujours identique à elle-même. On peut remarquer également que cette notion, qui ne se complète qu'à la fin, rejaillit sur les dialogues antérieurs et les éclaire par places d’une lumière nouvelle. C’est déjà de Dieu qu'il s’agit dans ce passage célèbre du Phédon où Socrate s’enthousiasme pour la découverte d’Anaxagore et pense avec lui qu'il doit y avoir une intelligence au μεν... (Nous ne prenons ici de ce texte que l'identité qu'il établit entre l’idée de la divinité et celle de l’âme qui abéit au voix).

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