‹ Platon [microform]Chapitre 137 sur 287 · IX, 864 : ἡδονῆς δ᾽ αὖ καὶ ἐπιθυμιῶν τὸ δεύτερον · texte numérisé non relu

IX, 864 : ἡδονῆς δ᾽ αὖ καὶ ἐπιθυμιῶν τὸ δεύτερον

77 : αἰσθήσεως δὲ ἡδείας καὶ ἀλγεινῆς μετὰ ἐπιθυμιῶν. 3. Eth. Nic., Z, 2, 1139", 3-15. — V. notre Arist., p. 151-154.

. Comparer, par ex., le livre Le des Lois (6444) et le livre IX° du même ouvrage (864); et l'on pourra voir que, si la division trinaire est maintenue,

le θυμός et 1᾿ ἐπιθυμία ne sont pas loin de s’embrouiller. — Cf. Tim., 42a-b,

certain concours de l'âme et du corps !. Mais ce concours, Platon a sa manière à lui de l’entendre, qui ne prépare en rien l'interprétation aristotélicienne. Si l’on sent à travers le corps, ce n’est point par lui; car il n'est de son chef qu'un système d'éléments bruts et demeure toujours tel, quoi que l’on fasse. L'âme seule peut connaitre ; et, par suite, l'âme seule est capable desentir ?. Imaginez d’ailleurs que l’on voie réellement par l'œil, que l’on entende par l’ouie et qu’il en soit de même pour les autres sensations: chacune d’elles va rester isolée dans l'organe qui l'éprouve; et l'on n'aura plus aucun moyen d'expliquer comment nous pouvons les comparer les unes aux autres, la couleur par exemple au son ou le son à l'odeur. De telles opérations supposent un principe unique qui saisisse d'une même vue toutes les qualités sensibles. Or que peut être ce principe? sinon l'âme”. L'organisme ici n’a qu'un rôle, qui est de transmettre le choc subi. « Lorsqu'un corps facile ἃ mouvoir reçoit une impression même légère, chaque partie la communique circulairement aux parties voisines en respectant sa nature, jusqu'à ce que le mouvement parvenu à l'intelligence l'avertisse de la puissance de l'agent » : c’est ce qui a lieu pour les organes sensoriels, principalement « pour la vue et l’ouie », où « le feu et l'air ont une très grande influence ». « Au contraire, les corps plus stables, ne produisant aucune ὦ ‘ansmission circulaire, concentrent l'affection dans la partie affectée »; « alors l'animal entier reste immobile » et la sensation ne se produit pas : « c'est ce qui arrive pour les os, les cheveux,

1. PLAT., Phæd., 79° : τοῦτο γάρ ἐστι τὸ διὰ τοῦ σώματος, τὸ δι αἰσθήσεως

σχοπεῖν τι; Jbid., 99°; — Phileb., 334-845 : .… τὸ δὲ ἐν ἑνὶ πάθει τὴν ψυχὴν χαὶ τὸ σῶμα χοινῇ γιγνόμενον χοινῇ vod χινεῖσθαι, ταύτην δ᾽ αὖ τὴν κίνησιν ὀνομάζων αἴσθησιν οὖχ ἀπὸ τρόπου φθέγγοι᾽ ἄν. — ᾿ληθέστατα λέγεις.

9. Id., Phæd., 79; — Theæt., 184°: en ce passage, les sens sont regardés comme τὰ δι᾽ ὧν ἕχαστα αἰσθανόμεθα....; μᾶλλον ἢ οἷς ; — Tim., 64%.

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