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On ne peut dire, avec l’école d'Elée, que l'être soit entièrement un; on ne peut dire non plus qu’il soit entièrement multiple, comme le veulent les atomistes. La vérité se trouve dans la synthèse de ces deux opinions : l'être est un et multiple à la fois. Par suite, les genres participent tous à l'être; mais, par un autre côté, ils se limitent mutuellement et se distinguent entre eux. Et de là découle une conséquence suggestive. Chaque chose est ; mais, en même temps, 11 y a« mille choses » qu’elle n’est pas. Par exemple, le mouvement existe, mais il n'est pas le repos ; le grand existe, mais il n’est ni le petit ni légal; le beau possède son essence à lui, mais il n’enveloppe pas celle du « non-beau ». À côté du « même », il y à toujours « l'autre », qui est ce que le même n’est pas et que l’on peut de ce chef regarder comme son non-être. Ce non-être qui n’est tel qu'en vertu d’un rapport et demeure réel en soi, constitue un intermédiaire entre l'être et le rien: et là se trouve la réponse si longtemps cherchée. L'erreur ne porte pas sur le néant, comme on ἃ pris l'habitude de le croire; elle consiste simplement à dire du même ce qui n'est ni lui ni de lui, à dire du même « l’autre » ou son non-être; et ce non-être n'est pas absolu ; 1 existe encore à certains égards 1, Soit, par exemple, ce discours : « Théétète est assis » ; puis, cet autre : « Théétète vole ». Le premier est vrai, tandis que le second est faux. « Et le vrai, Théétète, dit ce qui est sur ton compte. — Précisément. — Le faux dit autre chose que ce qui est. — Oui. — Π dit comme étant ce qui nest pas. — À peu près. — C'est-à-dire autre chose que ce qui est sur ton compte. Car nous avons dit qu'il y a pour
νομένοις ἔσται βασανίζειν, χαὶ βιάζεσθαι τὸ τε μὴ ὃν ὡς ἔστι χατὰ τι HA τὸ OV ᾿ Ψ M 1