Id., Phæd., 60b
. Id., Gorg., 495°-497%; — Phileb., 46c-4.
. Id., Phileb., &ic<.
fondés en raison qu’il ne le pense. Outre que les plaisirs du corps peuvent acquérir une violence où l'être s'engouffre tout entier et qui se traduit d'elle-même par d'indicibles douleurs, ils croissent en intensité à mesure que les personnes qui les ressentent se trouvent dans un étai
plus maladif : c'est dans la fièvre, la guérison de la gale
par la friction et les excès de l'intempérant qu'ils acquièrent le plus de véhémence; car alors plus vif est le besoin, et plus vive aussi par là même la jouissance qui s'attache à son apaisement. Le plaisir, en ces rencontres, peut « jeter l’homme dans un état de stupeur et lui arracher de grands cris comme à un furieux »; « 1] va jusqu’à lui faire dire de lui-même et faire dire aux autres qu’il se meurt en quelque sorte au milieu de ces voluptés! ». C’est d’une « mauvaise disposition » que résultent les plus grands plaisirs corporels : ce genre d'émotions se repait principalement de désordre; 1] faut donc qu’il ait lui-même quelque chose de désordonné et de pervers!.
Dire que les plaisirs du corps sont susceptibles d'acquérir une telle intensité, c’est affirmer qu'ils peuvent dépasser la valeur de leur cause, c’est affirmer qu ils peuvent devenir partiellement irréels. Cette irréalité s'accuse encore d’une manière plus sensible en certains cas; elle y devient radicale. Entre les ébranlements notables qui provoquent le plaisir et les ébranlements plus notables qui provoquent la douleur, se situe un troisième état. Dans ce troisième état, l'écoulement universel persiste et continue à se traduire en nous par une série de changements, mais qui sont trop faibles pour se terminer en émotion : entre le plaisir et la douleur, il y a une situation neutre ou d’apathie?. Or d’aucuns pensent qu ils jouissent