et
9 II. 357* : τὸ ὃ ἦν ἄρα; ὡς ἔοιχε, TOOO!LLOY.
6. Geschichte und System der Platonischen Philosophie, Ῥ. 539-540, Heidelberg, 1839.
publications modernes. Les écrits de Platon sont des dialogues, c’est-à-dire des conversations. Par suite, le thème principal une fois épuisé et avec cette souplesse charmante qui caractérise les manifestations de la vie, les interlocuteurs y gardent la liberté de revenir à la charge, de demander des distinctions, des explications et des preuves nouvelles sur les points qu'ils n'ont pas suffisamment compris ou qui leur paraissent avoir une importance spéciale. C’est là ce qui se produit dans la République et d’une manière peut-être plus sensible qu'ailleurs. Comme 1] est facile de le voir par le Trmée 1, l'essentiel de cet ouvrage considérable est contenu dans ses quatre premiers livres. Mais, en cette partie du dialogue, Platon ἃ émis des notions d’une nouveauté et d’une gravité qui demandent de plus amples développements, comme il le fait sentir lui-même au début du livre V°?. il éprouve assez naturellement le besoin de les reprendre pour leur donner le relief qu’elles exigent; et c’est la tâche qu'il poursuit dans les livres postérieurs. L'idée principale du livre V‘se trouve intentionnellement indiquée au cours du livre IV‘; la fin du livre V°, les livres VI° et VII‘ sont un long retour à la question du commandement dont 1] est parlé vers la fin du livre III°4; on peut regarder les livres VIII: et IX° comme une sorte de confirmatur de l’idée si chère à Platon, d’après laquelle la vertu et le bonheur ne font qu’un; et la première partie du livre X° n’est qu'un complément du livre IIT°, qui ἃ pour objet l'éducation des guerriers.
De plus, Platon ne paraît pas avoir prévu dès l’abord la nature et l'importance de toutes ces additions. La théo-