Id., Lois, XII, 9592-d
4. Si Platon suivait sa pensée jusqu’au bout, il devrait dire que le genre humain est éternel comme le mouvement lui-même ; car ainsi le veut l'idée du meilleur, qui fonde toute sa philosophie; mais les Lois, il ne faut pas l'oublier, s'adressent au grand nombre.
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cles!, On en a pour indices « le déluge » de Deucalion ἢ et cette transformation lente qui a fait de l’Attique, «autrefois si féconde », « une sorte de squelette aride »*.
Notre âme est plus qu'immortelle, elle ἃ l'éternité en
partage : c’est une des thèses cardinales de Platon. IL à
composé le Phédon, l'un de ses plus beaux dialogues, pour en établir le bien-fondé; et il y revient sans cesse, surtout vers la fin de sa vie, comme à un objet qui le préoccupe. Il l’a considérée de tant d’aspects divers que l'on se sent embarrassé, lorsqu'on veut faire de sa pensée à ce sujet une esquisse méthodique. On peut cependant ramener à trois chefs les preuves principales qu'il ἃ fournies de la vie future : il considère l’âme en ellemême, puis son rapport avec 16 monde moral et son rapport avec le monde physique.
Platon essaie déjà de faire voir dans le Ménon que, en interrogeant un esclave sur la géométrie, on peut la tirer tout entière de son intelligence inculte, pourvu que l’on procède avec ordre dans ses questions ; et il conclut de là que l’on sait avant d’avoir appris et que par suite notre âme possède déjà la science antérieurement à son existence actuelle 4. Au cours du Phédon, il reprend la même idée en la considérant sous un autre jour. « La sensation, dit-il, s’éveille en nous avec la vie »: et du fait que nous sentons, nous avons comme par conire-coup une certaine vision de l’intelligible : nous connaissons
1. PLar.. Lois, III, 676*-678°; VI, 78 -7820: — Tim., 205-218 2205. — Criti., 108°-109*, 109°.