Ibid., 75° : .. οἰχείαν ἐπιστήμην
. Ibid., 73° : αὐτοῖς ἐπιστήμη ἐνοῦσα.
. Ibid., 76° : [οὐσίαν] ἡμετέραν οὖσαν...
6. 611"-60125, — Cette pensée est déjà en germe dans le Premier Alci-
biade (133°); elle reparaît dans le Phèdre sous forme mythique (26° οἱ sqq.) et dans le Tim., particulièrement à la page 90®-<.
l'intelligible; et, par conséquent, il faut qu'elle s'identifie avec lui de quelque manière. Elle existe en acte comme lui et au mème titre : elle existe en acte de toute éternité et pour jamais. Il s'y cache une pensée qui n'a point d’origine et ne peut non plus prendre fin, quelle que soit la longueur du cortège des siècles. Si elle nous apparait sous un autre jour, c'est que son essence se trouve comme voilée à nos propres regards « par la vase dont elle se nourrit » et « la couche épaisse de sable » qui la recouvre. Il en est comme de ce « Glaucus », dont le corps tout entouré « de coquillages, d'herbes marines et de cailloux », ressemblait plutôt « à celui d’un monstre qu'à celui d’un homme, tel qu'il était auparavant »!. Pensée par l’un de ses aspects, l’âme est aussi, comme on l’a vu plus haut, un être dont le caractère spécifique consiste « à se mouvoir de lui-même »?. Ce caractère, elle le possède au même titre que l’âme du monde dont elle n’est qu'une détermination partielle. Par suite, 1l ne faut pas le considérer comme une chose que l’on puisse séparer de son essence; c’est son essence elle-même. Εἰ de là résulte une preuve nouvelle et que Platon tient pour aussi rigoureuse que la première. Dire que l’essence de notre âme consiste à « se mouvoir soi-même », c'est affirmer qu’elle consiste à posséder la vie. Elle l’a donc toujours eue et l’aura toujours; car les essences ne sont sujettes ni à la naissance ni à la mort”. « Ὁ Cebès,
1. PLAT., Phæd., 78c-79°; — Phædr., 249%-250° ; — Rep., X, 6112-612° ; — Cf. plus haut, p. 234.