‹ Platon [microform]Chapitre 181 sur 287 · Id., Rep., 11, 357v-362°; — Lois, X · texte numérisé non relu

Id., Rep., 11, 357v-362°; — Lois, X

3. Id. Phæd., 1074; — Lois, X, 885", 887b-° (Platon parle, dans ces deux passages des Lois, de la croyance en Dieu; mais, pour Platon, 5 " PP en Dieu est si nécessaire, c’est qu'elle fonde la foi en une justice éternelle

et inévitable); — Zbid., X, 905-<. | Fee AE 4. Id. Rep., X, 611%. La raison que Platon donne ici de la fixité au

tout se dissolve avec l'organisme, leur nombre diminuera de plus en plus à mesure que les individus disparaîtront. Un moment se produira où il se trouvera épuisé; et la nature s’endormira pour toujours, comme un autre Endymion. Or cela, c’est impossible. La vie ne s’éteindra jamais dans le monde : ainsi le veut encore « l’idée du en »!. Pour expliquer la nature, il faut supposer que de la mort naît son contraire, qui est la vie ?: il faut supposer que l’âme se retrouve de l’autre côté du détroit.

C'est de toutes parts que l'existence de la vie future se met en vue à l'horizon de notre pensée. Et cette vie n’est pas impersonnelle, comme celle de « l'intelligence poétique » d’Aristote; l'homme y garde son individualité. L'âme ne sort point de l'organisme comme à l’état de muülation, vu que la mort n’est qu'une délivrance: elle s’en dégage tout entière, emportant avec elle ses souvenirs, ses passions et sa force dialectique 3. Et l’âme, c’est ce qui constitue notre personnalité; l’âme, c’est nous-même #.

On peut observer, il est vrai, qu'une telle manière de

voir s'accorde mal avec ce principe idéologique d’après

lequel les choses sont unes dans la mesure où elles se ressemblent : suivant ce principe, en effet, il devrait y avoir un même fond de pensée pour toutes les intelligences, y compris celle de Dieu. Mais, si Platon obéit aux exigences de la logique, il ne respecte pas moins celles de la morale; et, dès lors, il n'y a rien d’étrange

à ce que, en pourvoyant aux secondes, il ne pense pas

nombre des âmes, n’est pas celle dont nous nous servons pour étabir ce argument ; elle y constituerait un cercle vicieux. Nous prenons du texte l’assertion qu'il contient, non sa preuve.

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