‹ Platon [microform]Chapitre 198 sur 287 · XII · texte numérisé non relu

XII

4. PuaT., Rep., IV, 135-4442: VI, 504 : μνημονεύεις μέν πον, NV δ᾽ ἐγώ, ὅτι τοιττὰ εἴδη Ψυχῆς διαστησάμενοι ξυνεθιθάζομεν διχαιοσύνης τε περὶ χαὶ σωφροσυνὴς χαὶ ἀνδρείας καὶ σοφίας ὃ ἕχαστον εἴη. Ἢ

5, Cette vertu prend, à travers les dialogues, toute une série de noms qui ne laisse pas d'être un peu gênante. Platon l'appelle d'abord ἐπιστήμη : Cest la désignation fondamentale. Il l'appelle aussi owppoouvn : elle porte ce nom dans le Charmide dont elle est l'objet, dans le 1° Alcib. (133°), dans le Protag. (332*-333°), dans le Gorg. (507°-507°), les Lois (HI, 696b=e, IV ; 7103). C'est également la σοφία (Protag., 330%, 3322-333? ; Euthyd., 979c-281°: Banq., 202", Rep., IV, 197°-498°). C'est enfin la φρόνησις; et il ne faudrait point croire, avec certains historiens, que celte appellation ne soit venue que sur le tard : Platon l’a employée dès le commencement. Voir sur ce point : Alcib. I, 188", où l’on trouve à la fois les termes φρονεῖν φρόνησις et σωφροσύνη (on peut élever un doute sur φρόνησις : Car le texte dont il fait partie n'est pas bien établi; mais le verbe de ce substantif, φρονεῖν, demeure); — Men. 88*-89° ; — Phæd., 69b<, 79%: — Rep., IV, 433”; — Lois, 1, 6310%; — Tim, 90b<.

ὃ. ArisT., Eth. nic., 2, 2, 1139%, 1-15 ; Zbid., 3, 1139, 14-18; Zbid., 7, 1141*, 16-20 ; 1141°, 2-22.

7. Puar., Alcib. 1, 138; — Euthyd., 979%-281°: — Bang, 202"; — Rep.

Le courage est la réduction du « cœur » aux proportions voulues par l'idéal du bonheur; et la tempérance, la réduction de « l'appétit sensible » aux proportions voulues par le même idéal.

Considérées en elles-mêmes, ces deux dernières définitions sont nettes : elles indiquent que le courage consiste à savoir souffrir et s’exposer au péril, dans la mesure où il le faut, comme il le faut! ; et la tempérance à ne faire des plaisirs corporels que l’usage nécessaire. Platon, cependant, ne semble pas avoir clairement distingué les zones respectives de ces deux vertus : sa pensée, à ce sujet, présente de singulières incohérences.

Au premier livre des Lois, le courage ne consiste plus seulement à surmonter la douleur et la crainte, mais encore à résister au charme du plaisir?; et par là même 1] empiète sur le domaine de la tempérance. La réciproque est vraie d’ailleurs : la tempérance use de représailles. Platon nous dit bien, dans le Phédon, que le propre de cette vertu est de maitriser les plaisirs qui se rattachent à « l'appétit sensible » 3; mais il nous avertit en même temps qu’il prend ce terme dans son sens vulgaire *. D'autre part, suivant le livre II de la République, la tempérance enveloppe, avec la maîtrise des jouissances physiques, l'obéissance aux chefs de la cité” : ce qui la fait partiellement dépendre du « cœur » et par « le cœur » du cou- VI. 5054-506*; VII, 514°-518°, — Phædr., 239 : φθονερὸν δὴ [τὸν ἐραστὴν] ἀνάγχη εἶναι, καὶ πολλῶν μὲν ἄλλων συνουσιῶν ἀπείργοντα χαὶ ὠφελίμων, ὅθεν ἂν μάλιστ᾽ ἀνὴρ γίγνοιτο, μεγάλης αἴτιον εἶναι βλάθης, μεγίστης δὲ τῆς ὅθεν ἂν φρονιμώτατος εἴη. Τοῦτο δὲ ἣ θεία φιλοσοφία τυγχάνει ὄν...: — V. plus haut, p. 253.

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