PLarT., Rep., II, 382P
. Id., Lois, V, 730°.
. Id., Rep., ΤΙ, 382°; I, 389b-d.
. Id., Phæd., 62b+<, . 1d., Lois, IX, 8799,
Au V°livre des Lois se trouve tout un ensemble de maximes qui rappellent les grands moralistes du xvn° siècle. Nous en détachons quelques-unes afin d'inspirer au lecteur le désir d'aller à l'original
« Nous devons accorder à notre âme la première place dans notre estime après les dieux » ; « et l'estime est un bien céleste » qui « n’a d'autre mesure que la vertu ! ».
« Ce n’est point des monceaux d'or, mais un grand fond de pudeur qu'il faut laisser à ses enfants *. »
« Le plus grand mal de l’homme est un défaut qu'on apporte en naissant, que tout le monde se pardonne et dont personne ne songe à se défaire : je veux parler de ce qu'on appelle l'amour-propre. Il est naturel, nous dit-on, il est légitime et même nécessaire. Il n'en devient pas moins, grâce à ses excès, la cause de tous nos errements ; car l'amant s’aveugle sur ce qu’il aime *. »
« La vraie manière de se faire des amis est de relever et d'estimer les services qu'on reçoit des autres plus qu'ils ne les estiment eux-mêmes, et de rabaisser les services qu’on leur rend au-dessous du prix qu'ils y mettent “. »
«Il faut savoir allierbeaucoup de douceur à une grande force d'âme ὃ. »
« Il faut s'abstenir de tout excès dans les ris et dans les larmes. »
« Le plaisir, la peine, le désir, voilà presque toute l'humanité ἴ. »
Quel sens des choses dans ces paroles! Et aussi quel accent de mansuétude! Pour Platon, la vie n'a pas été