Par. Lois, X, 905%-907°. ΑΝ
4. Id. Phæd.. 107 cd; — Rep., X, 612°-613°; — Lois, X, 8855)", 887",
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sévérité dans les peines qu'il édicte contre ceux qui mient l'existence des dieux. « Les juges condamneront... à passer cinq ans au moins dans le Sophronistère! quiconque se sera laissé aller par défaut de jugement » à ce genre de scepticisme. Si, au bout de ce terme, le coupable ne s’est pas amendé, « il sera puni de mort ». Quant à ceux qui doubleront leur athéisme de mœurs corrompues, on les reléguera dans « la prison située au milieu des terres; « et, après leur mort, leur cadavre sera jeté sans sépulture hors des limites du sol national »*.
Comment faut-il donc concevoir la religion ? Elle peut revêtir deux formes de valeur inégale : celle que lui donne le sage et celle qui convient au commun des hommes.
Le sage n’admet, comme objet de son culte, que Dieu et les astres, qui sont Dieu devenu visible. Il ne lui offre ni présents ni sacrifices; il ne gémit pas non plus devant lui pour le rendre propice à ses vœux. Dieu se suffit, en vertu même de son immuable excellence; et, par conséquent, il n’a que faire de nos exvoto, de nos chapelles et du sang de nos victimes?. Dieu veut le meilleur; c’est la loi de son être auguste, une loi dont il ne peut pas plus déchoir qu'il ne peut se quitter lui-même. Et, dès lors, nos demandes n'ont plus aucun sens : si elles s'accordent avec le plan divin, elles sont superflues ; si, au contraire, elles s'en écartent par quelque endroit,
905; XII 9674. --- C'est d’ailleurs ce qui se fonde et sur l'idée que Platon se fait de Dieu et sur sa notion de l'âme.
1. 11 doit y avoir trois prisons, d’après les Lois (X, 9085) : une auprès de la place publique; une autre à l'endroit où s’assemble le conseil nocturne et qu'on appelle le Sophronistère; une troisième située au milieu de la contrée, dans un endroit désert, le plus sauvage qu’on pourra trouver.