PLarT., Lois, X
3. 1d., Euthyphr., 12° et 564. — C'est d'ailleurs ce qui découle de la perfection de Dieu (V. plus haut, p. 168-169).
elles deviennent impies : nous agissons alors comme les sorciers eux-mêmes, qui essaient par leurs incantations d’intéresser le ciel au désordre. Obéir à Dieu et le contempler : voilà toute la religion du sage. Il accepte avec sérénité la douleur et l’infortune, persuadé
que c’est la vraie manière de coopérer au progrès de l’ordre universel et par là même au règne de la justice. Π vit avec Dieu par la pensée comme avec «un ami » ; Ἢ communie sans cesse à ses perfections et lui devient ainsi de plus en plus « semblable ». Là se borne son culte, parce que là réside l'art véritable de réaliser en soi l'idéal du « bien et du beau »i.
11 faut au vulgaire quelque chose de moins pur; car il y ἃ très peu d'hommes dont le regard puisse supporter l'éclat de la vérité*.
Le peuple aura des prêtres, des interprètes et des devins*.
A la place des légendes traditionnelles, on créera pour son usage un ensemble de mythes qui respectent l'essence et la sainteté de Dieu; il trouvera de la sorte, sous une forme accessible et charmante, les idées que nécessite son avancement moral*.
On lui permettra la prière de demande, en lui conseillant de ne solliciter que la sagesse*. IL y aura pour
1. PLarT., Gorg., 507e-508° ; — phæd., 62b4; — Rep., 612°-613° ; — Phædr., 273: — Theæt., 176°-177* : φυγὴ δὲ [ἐνθένδε] ὁμοίωσις θεῷ κατὰ τὸ δυνατόν" ὁμοίωσις δὲ δίκαιον χαὶ ὅσιον μετὰ φρονήσεως γενέσθαι; --- Lois, IV, 716-717»: ᾿ καὶ χατὰ τοῦτον δὴ τὸν λόγον ὃ μὲν σώφρων ἡμῶν θεῷ φίλος, ὅμοιος γάρ...; — Τίηι., 900. ἃ, — Une impression qui se dégage de ces textes, c'est que le rôle de la divinité s'est développé, dans Platon, tandis que celui des idées qui dominent tout dans la République, est allé en diminuant.