‹ Platon [microform]Chapitre 218 sur 287 · DONNE TR CRC ES · texte numérisé non relu

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lui de nombreux sacrifices, et non seulement en l'honneur des dieux proprement dits, mais encore en l'honneur des divinités souterraines, des démons et des héros. Car ce sont là autant de moyens de « communiquer » avec

l'éternel exemplaire de la justice, et les seuls que l’on puisse mettre à la portée de la foule.

Mais on défendra les pratiques des sorciers avec une impitoyable rigueur, vu qu'elles sont la plus grande injure que l’on puisse faire à l’incorruptible sainteté de Dieu ? : ceux qui s’en rendront coupables seront envoyés dans la prison du désert et privés des honneurs de la sépulture ?. La loi prohibera aussi Les chapelles privées ; car l’expérience a montré qu'elles favorisent « l’extravagance de la superstition » et finissent par devenir des foyers de sorcellerie.

Grâce à cette juste alliance de concessions et de réserves, le peuple aussi deviendra meilleur par le culte de la piété : 1] y trouvera comme une divine influence dont le propre est de fortitier en les rehaussant le sens et l'amour du bien.

Il semble, à voir cette vaste et brillante théorie des mœurs, que la joie de vivre l'emplit tout entière. Au fond, il n’en est rien. Platon a senti de bonne heure la médiocrité des choses humaines: et ce sentiment, une fois éclos dans son âme, n’a fait qu'y grandir avec le nombre

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