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dialogues dialectiques; tout y est sec, monotone, éteint,
un scolastique décadent. De plus, la dissecle discours tout entier s en
une poussière sidérale.
comme chez tion logique y va siloin que émiette jusqu'à devenir comme es obscurités impénétrables, voire
On y rencontre aussi d sortent pas moins
même de grossières ambiguités d'où ne les plus graves conséquences. Par exemple, de ce que
l'un est simple au point de n'avoir ni limite initiale n1
limite finale, l’auteur conclut qu'il est infini, de ce que on doit inférer à son sens qu'il
l'un « n’est en rien », il va jusqu’à dire
« n’est jamais dans le même lieu »; que le tout ne peut être dans l’ensemble de ses parties,
vu qu'il n’est dans aucune d'elles. Je ne sache pas que « l'Homère de la philosophie » ait jamais donné, au moins à partir de son âge mûr, des preuves d'une subt1lité si persévéramment accablante, ni d’un tel défaut de netteté et de rectitude dans l'argumentation.
La manière du Parménide n’est pas celle de Platon. Et l’on en peut dire autant de sa doctrine. Quand Parménide parle à Socrate de l'idée de poil, de boue, la peur du ridicule lui fait dire : « attribuer une idée à ces objets serait peut-être par trop risible ; ils ne sont rien de plus que ce que nous voyons ». Et cependant nous savons par ailleurs qu'aux yeux de Platon il y avait des idées de toutes choses !, excepté des ouvrages d’art?: encore n'en vint-il que sur le tard à cette restriction *. D'après le Parménide, « ce qui est en nous ne se rapporte pas aux idées, ni les idées à nous ». Par suite, nous pouvons connaître les choses sensibles : la δόξα est de notre ressort. Mais nous n'avons aucun moyen de nous élever jus-
. PLAT., Pha d.. 654, 100b-c, 100°-101* : mé Rep., ᾿ς. 5974. . ARIST., Met., À, 3, 1070", 15-20.
XENocR., Procl. Oper… in Parmenid., 133, éd. Cousin, Paris, 1820-
qu'aux idées : la science nous demeure inaccessible 1 Rien de plus contraire à la pensée de Platon, qui n’a Ke losophé que pour fonder la science en vue de la morale. Il est facile aussi de se rendre compte que l’ du Parménile ne ressemble que d'assez loin à 1᾿ ἀγαθὸν de la Réal ?
au πέρας et au μέτρον du Philèbe. L’èy du Parménide est purement numérique; celui de Platon est essentiellement qualitatif : c’est la forme. Enfin, l’on trouve, au cours de la seconde partie de ce dia ὧς rie de Riu la qualité ete en “ως à , la quantité, le temps, l'instant, le changement, le contact et le lieu, qui rappellent les préoccupations et la langue d’Aristote, mais les écrits de Platon. Dans le Timée, par entente 1] ΗὟ ἃ rien qui se rapporte aux discussions du Parménide sur le χρόνος et la χίνησις, bien que l’auteur y traite de ce deux sujets. : | Notre sentiment se confirme, lorsqu'on passe du diasé qui nous vespa aux deux principaux personnages qui s y meuvent. Socrate n y est plus cet ironiste souple et retors des autres écrits de Platon, ce dialecticien 5 placable qui avoue sans cesse ne rien savoir et dont la ans finit toujours par avoir le dessus. Ici, Socrate af μέ she assurance naïve que donne l’inconscience es difficultés, sauf à 5 ͵ Ι dre incombe τά para Ho gens " ve 5 gaire écolier. Parménide luimême dont le dogmatisme profond s’accuse avec tant d'éclat dans les fragments de son poème, le « grand », le « redoutable » et « vénérable » Parménide 2 doi és es de Ja pire espèce, un jongleur d'idées dont l'unique souci est de produire un cliquetis interminable de propositions contradictoires et qui finit par conclure
1, Parmen., 133»-134°.
2. PLAT., Theæt., 180%, 183°; — Soph., 217°, 237%, 2419, 2425, 958c-à
que, quelque hypothèse que l'on admette, l’un et les autres choses « sont absolument tout et ne le sont pas, le paraissent et ne le paraissent pas ».
Que l'on considère d’ailleurs la fortune du Parménide à travers l’histoire: et l’on y discernera d’autres indices de son inauthenticité. Aristote qui ἃ eu cent occasions diverses d'en parler, n’y fait nulle allusion. Même silence chez les autres auteurs jusqu’au 1v° siècle. Ilest mentionné pour la première fois dans le catalogue de Trasylle, dont la valeur critique est sujette à caution; il n’est cité nulle part avant le temps de Plutarque ei d’Aulu-Gelle{.
Il semble donc que Stallbaum, A. Fouillée et Lutoslawski aient fait fausse route à l'endroit du Parménide *. C'est se méprendre surtout que de chercher dans ce dialogue le secret de la véritable pensée de Platon, ou l’aveu
de son renoncement à la théorie des idées.
Le Philèbe se rattache par sa manière au Sophiste et au Politique : c’est de part et d’autre le même genre de diction et la même allure didactique. Il s’y rattache également par les particularités de son style : les ὡς ἀληθῶς et les τῷ ὄντι ont disparu; on y trouve 26 χαθάπερ sur 10 ὥσπερ, 6 ἀληθῶς, 14 ὄντως et 11 τε οὐ τε... τε. Il contient de plus 5 τὸ γε μὴν, tandis que le Politique en ἃ 6; ei cette
coïncidence est à noter, car ces deux dialogues sont les
1. V., sur ce point tant de fois discuté, la thèse judicieuse et pénétrante de Cu. Hurt. De l'authenticité du Parménide, pp. 147-148, Paris, 1873. Elle est d’ailleurs à lire tout entière.
2. Il est possible que le Parménide ait été composé par un élève de l'Académie et joint à la bibliothèque de Platon, peut-être avec l'autorisation du maître. V. sur ce point ὅπ. Huir (La vie et l'œuvre de Platon, 1, 379-380).
3. Et quand même le Parménide serait de Platon, on n’en pourrait conclure qu'il y ἃ passé à une conception nouvelle des idées. Dans ce cas, ce dialogue n'aurait qu’un but, celui d’écarter la notion des idées et celle de l’un que Platon n'admet pas.
seuls où cette formule revienne en si peu d'espace un aussi grand nombre de fois !.
Il y ἃ même lieu de croire que le Philèbe est postérieur au Politique. Le Pythagorisme y gagne en influence : les idées y deviennent des « énades » 3 et des « monades * »; à propos de l'analyse du πέρας, elles nous sont présentées comme des proportions numériques ἢ. On narien vu de pareil dans les ouvrages antérieurs : manifestement, nous approchons ici du terme final. De plus, Platon, dans ce dialogue, parle de sa méthode comme d’un art « dont il a toujours été l'amant, bien qu'elle l’ait plusieurs fois abandonné et Haissé sans ressources » ὃ; et il se plaît à décrire l'enthousiasme qu'elle provoque chez les jeunes gens qui sont capables d’en sentir le prix. Le Politique ne le prend pas encore sur ce ton, lorsqu'il s’agit de l’exposition de la dialectique ; il ne s'y mêle pas de ces allusions au passé. Il est à remarquer aussi que l'analyse de la sensation est poussée beaucoup plus loin dans le Phzlèbe ? que dans les dialogues dont on ἃ déjà parlé, et que le terme de μέτριον si longuement expliqué dans le Politique s'emploie ici
d'une manière courante 8.
Les Lois sont l’un des trois derniers ouvrages de Platon. La mort l'empêcha d'y donner la suprême retouche Cest ce que nous attestent à la fois Diogène de Laërce 9,