‹ Platon [microform]Chapitre 236 sur 287 · PLaT., Rep., V · texte numérisé non relu

PLaT., Rep., V

2. Id., 1bid., IV, 423°-424°; V, 44904, 4500; VIII, 543a-b, 3. Id., Rep., V, 459°-460°, 461.

. Id., Ibid., 4625 et sqq., 466c-4, 471°.

traditionnel et la famille s’y trouvent rétablis. Mais c’est comme à contre-cœur ; c'est parce que, dans cet ouvrage, l’auteur parle pour de simples hommes, non plus pour des « dieux ou des enfants de dieux ». Au fond, le même esprit demeure : on y sent le même besoin de tout immoler à l’État, afin d'obtenir une harmonie plus forte et plus durable”. La justice, la justice : voilà ce qu’il faut conquérir, voilà ce qu'il faut affermir; et, pour cela, en vue de ce bien suprème, toute marque d’individualisme doit disparaitre à jamais.

C'est ce que l’on voit sous un autre jour, lorsqu'on passe de la question du mariage à celle de l'éducation.

Le but de l'éducation est d'obtenir le développement harmonieux de toutes nos facultés, c’est de « donner au corps et à l'âme le plus de beauté et de perfection possible » : elle enveloppe notre nature entière et l'élève dans l’eurythmie jusqu'à son achèvement?. L'idée que Platon s’en fait n'a donc rien d'ascétique; elle n’a rien non plus de ce qu'on appelle aujourd’hui l’anglo-saxonisme, cette sorte d'ivresse d'énergie brutale. Si la pensée y domine, c'est simplement parce qu’elle contient à la fois l'idéal et le principe de tout ordre; et si l'organisme y prend place, c’est dans la mesure où il est l'instrument et le resplendissement sensible de l’âme : Platon conçoit l’homme parfait à la manière dont Phidias comprenait ses statues. Mais l'on se tromperait de beaucoup, si l’on venait à se figurer qu'il s’agit ici de l’homme, ou même

1. PLar., Lois, IV, 7214; VI, 12719-776v: IX, 8552; V, 740b-c: VIII, 841d-e: IX, 874b-<; XI, 929°-930*. Ces différents passages repréSentent la manière dont Platon comprend, dans les Lois, l'institution du mariage, sa stabilité et les cas de divorce; on y voit aussi combien il est préoccupé de tout subordonner à l'intérêt de l'Etat. Cf. A. Boxer, Précis des instil…, p.70, Paris, 1903.

2, Id., Rep., IX, 590°; — Lois, II, 6530; VII, 788°; — Cf, Tim. 47e, 872-901, |

Sue “él he t SS S ἩΨῪ ὙΣ ὝΛΟ $ ds RES τ tr nd Émis De à ᾿ PRACTICE PES M EE RE PTE EN à RE RENE CNE NME μὴ PRES. Ἐ γῆς. TN ENG NÉ er στὰ, co Reis EE a 2 aveu He Do M a og 2 VO 2 ἐξ: TMC A au 3

PRE AP e PET ΟΊ Pet DE Te -" DS TE A ΝΑ “ραν. ᾳῃ ᾳῃ σα dre qu motte “ΦΦΦῃῳῳΨῳῳΓᾳΓΟ σον

EE à

- + ἀπ Sont die ς ” PRES ot κε δι = Ar ᾿ = ec Ars ν done que καρ, τα τ σα πὰ το τὰν dd te Ne + qe 0eme tien 0-0 Sont εν M gen Une 00e κα ἐν QE nr er ons -:---

du Grec, considéré en général ; 1] s’agit de l’habitant de telle ville : il est question du citoyen’.

A l’œuvre de l'éducation président certaines idées directrices, qui en sont pour ainsi dire la forme.

Il faut s’y prendre de bonne heure. Car l'âme des enfants

est comme de la cire : les impressions s’y graventen empreintes indélébiles et tendent à orienter dans leur sens le reste de la vie?. IL convient donc que l'âge le plus tendre soit à l'abri de toute sensation malsaine, de tout plaisir et de toute douleur exagérés®?. IL est même bon

que les femmes, pendant leur grossesse, évitent avec soin les émotions trop vives; car ces secousses pénètrent jusqu’au fruit qu'elles portent dans leurs entrailles et s'y traduisent sous forme d'affections durables*. Dès que le sens moral s’éveille, il devient opportun d'en commencer la culture. Celui qui veut être un habile architecte « s’amuse, dès ses premiers ans, à bâtir de petits châteaux » ; et celui qui veut être un bon laboureur, à remuer la terre. Ainsi de l'enfant pour ce qui concerne l'acquisition de la juètice. IL faut, par une discipline bien entendue, l'y dresser avec persévérance, à partir du moment où ses facultés permettent un travail de ce genre ὃ.

Telle est la première règle à suivre. Une autre, quin’'a guère moins d'importance, consiste à ne pas rebuter l'enfant. Ce qu'il doit acquérir avant tout, c’est l'amour du bien. Il n’acquiert ce sentiment que dans la mesure où il s'intéresse à son auguste objet; il ne sy intéresse qu'autant qu'on sait le lui rendre agréable. La douceur,

1. Pcar.. Lois, 1, 643°-644* : ... τὴν δὲ πρὸς ἀρετὴν ἐχ παίδων παιδείαν, ποιοῦσαν ἐπιθυμητήν τε καὶ ἐραστὴν τοῦ πολίτην γενέσθαι τέλεον, ἄρχειν τε χαὶ ἄρχεσθαι ἐπιστάμενον μετὰ δίχης...

2. Id., Rep., 11, 377° ; WE, 103%; — Lois, II, 653°; VII, 802c-d,

Page 1