‹ Platon [microform]Chapitre 237 sur 287 · Id., Lois, VII · texte numérisé non relu

Id., Lois, VII

4. Id. Ibid., 792° (Malebranche fait à propos de l'imagination une remarque analogue).

δ. Id., 1, θά νὰ,

l'affection, les encouragements, un heureux choix d’exercices : voilà les principaux stimulants de l'éducation; la contrainte n’y peut avoir qu’un rôle secondaire.

[IL importe aussi de procéder par degrés, en suivant la nature elle-même. La première tâche qui s'impose à cet égard, est de faire naître par la pratique tout un ensemble de bonnes habitudes; c’est de plier la machine *. Puis, on éclaire l’esprit et de plus en plus, à mesure que la personnalité de l’élève se développe et s'affermit*.

Enfin, pour que ces divers moyens acquièrent toute leur efficace, il convient de préparer aux âmes comme « un milieu hygiénique ». On leur crée une sorte d'atmosphère morale où rien ne vienne ni les ternir ni les affaiblir, qui les pénètre sans cesse d’une saine et forte influence et s’y traduise à leur insu par un amour crolssant du beau‘.

On voit que Platon adéjà une idée assez nette des principes dominants de l’éducation. Il y ajoute un programme dont la substance est traditionnelle, mais où tout se précise et se transforme.

Il distingue deux espèces d'enseignements, dont l’un est primaire et l’autre supérieur : à savoir la chorée 5 et la dialectique. Or cette distinction était devenue nécessaire, il est vrai; elle correspondait au développement des esprits. On peut dire également que les sophistes l'avaient préparée. Mais Platon est le premier qui l'ait faite d’une manière formelle.

1. PLar., Lois, 1, 643b-4, Les textes de Platon sont d'ailleurs tout pleins de cet esprit de bonté.

2. Platon n’a pas commencé par croire à la nécessité de plier d’abord la machine. Nous donnons ici la forme définitive de sa pensée.

8, PLaT., Rep., 11, 401", 402"; VII, 518°-519°; — Lois, II, 653b-<,

4, Id., Rep., HI, 4014.

5. Voir, pour l'identification de la chorée avec l'enseignement primaire : Lois, 11, 653°-654%, 67)".

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La dialectique est, comme on l’a vu plus haut, la science des idées et par là même la recherche de « l'inconditionnel ».

Quant à la chorée, Platon a deux manières un peu différentes de l’entendre.

D'après la République, la chorée comprend deux parties : la musique et la gymnastique. La musique, à son tour, contient quatre éléments : le sujet ou discours 1, le genre poétique ?, le mode de la mélodie * et le rythme ou mesure du mouvement“. De son côté, la gymnastique revêt trois formes principales : la danse, la lutte ὅ et les exercices militaires proprement ditsi. C'est le contenu de l'éducation athénienne; c'en est aussi le cadre. Mais tout cela prend, dans la pensée de Platon, un aspect un peu nouveau. La musique se ramène aux exigences de la morale : et l’on a déjà dit avec quelle impitoyable sévérité. D'autre part, la gymnastique qui sied aux citoyens, ne ressemble pas à celle des athlètes; elle doit être modérée. Entendue de cette manière, elle donne au corps autant de vigueur, et plus de souplesse et de résistance : ce qui est un avantage précieux dans les expéditions militaires. En outre, elle devient alors une sorte d'harmonie qui a son écho dans l’âme, qui l'enchante et tend à l’eurythmiser, comme la musique elle-même. Εἰ là se trouve 16 résultat principal, celui qu'il faut toujours avoir en vue: car c’est l’âme surtout qui, par sa vertu à elle, fait la force et la beauté du corps ?. D'ailleurs, bien que la musique et la gymnastique se touchent par cer-

. Pcar., Rep., Il, 376e-III, 392°.

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