‹ Platon [microform]Chapitre 245 sur 287 · Id., Lois, IV · texte numérisé non relu

Id., Lois, IV

. Id., Lois, V, 747%.

.Id., Rep., IV, 435°-456.

cès qu’autant qu'elle s'en inspire et s’y laisse guider!. Une loi une fois arrêtée, 1ls’agit d'en obtenir le respect. Et le vrai moyen d'y réussir n'est pas d’insister d’abord, selon l’usage des tyrans, sur la peine qui l'accompagne et la sanctionne ; 1] faut avant tout la faire aimer, en donnant avec bienveillance les motifs qui la fondent. Il convient de lui mettre un prélude, comme aux airs qu’on joue sur la cithare; les citoyens y trouvent alors le charme exquis de la raison et sont disposés par là même à l’accueillir docilement ?. La peine, bien que moins agréable de sa nature, doit revêtir un caractère analogue. Il n’v faut aucune trace de vengeance, ni d’expiation, ce qui n’est encore qu'une forme déguisée de la vengeance; elle ἃ pour règle la justice divine, qui est tout entière tournée vers l'avenir et ne châtie que dans la mesure du nécessaire *. Mais bientôt l'esprit d’absolutisme l'emporte à nouveau sur le respect de l'individu, et toujours en vertu de la même logique : 1] faut que l’ordre règne et que par suite rien n'échappe à l'État. La dénonciation est permise, elle est recommandée, elle constitue la marque distinctive du parfait citoyen; il est vrai que, pour ètre légitime, elle ne doit avoir d’autres mobiles que le zèle de la justice et de la loi ὁ. Au lieu et place de la délation, Aristote recommande une sorte de police secrète ὅ: et cette autre idée est plus juste, bien que 16 sens moral souffre déjà de la nécessité d’une pareille institution.

Une autre nécessité, c'est la guerre. Elle s'impose à deux titres. Il se peut que l’on s'y voie contraint du dehors par les agressions des cités ou nations ambiantes. Il

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