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idée est une réduction du multiple à l’un; et, par suite, il n’y a qu’une seule idée pour tous les individus de la même classe. Par exemple, il n'existe qu'une science en soi, qu'une justice en soit. Les idées sont une hiérarchie de genres et d'espèces.
Mais ces genres et ces espèces ne ressemblent pas aux concepts de la logique ordinaire. Le logicien s'efforce de discerner et de classer les déterminations de l'être; 1l ne s'occupe pas de chercher quel en peut être le fondement. Par là même, il glisse à la surface des choses οἱ n'obtient qu’un échafaudage de notions abstraites, appauvries et comme éteintes. Autre est la tâche du dialecticien. Ce n’est pas assez pour lui de coordonner; 1l veut expliquer?. Il se demande quel est le contenu métaphysique des concepts qui forment le champ de notre pensée et finit par y découvrir la vie, une vie éternellement pleine dont celle de la nature n’est qu'une faible image”. Les idées, en effet, sont des réalités inconditionnelles, c'est-à-dire des êtres auxquels il ne manque rien de ce qui s'accorde avec leur essence. Il faut donc qu'elles vivent de quelque manière. Et quelle peut être cette vie, puisqu'il s’agit d’intelligibles? si ce n’est la pensée.
L'analyse nous mène encore plus loin. Pourquoi les idées échappent-elles à toutes conditions? Parce qu'elles sont des causes premières. Mais dire qu'elles sont des causes premières, c’est affirmer qu'elles existent par ellesmêmes; et du moment qu’elles existent par ellesmêmes, il faut aussi qu’elles existent en elles-mêmes, non en une autre chose, « telle qu'un être vivant, la terre ou le ciel »4. Les idées sont des réalités subsistantes. Non