V. P. BLass, Die
la stylistique que dans son rap“ gique des dialogues Platoniciens. Elle applique en même temps au problème de
allische Beredsamkeit, ΤΙ, 140, 458, Leipzig, 1892.
, montent à leur tour et finissent par occula place : on en trouve 14/9 dans le So-
Puis, les χαθάπερ
per presque toute εϑ phiste, 34/19 dans le Politique, 26/10 dans le Ριμίδδε, 26/11 dans les 100 premières pages des Lois, 33/3 dans les 100 secondes pages, 27/1 dans les 100 troisièmes pages, 41/6 dans les 100 quatrièmes pages, 14/3 dans les 92 dernières pages!, 18/10 dans le Timée, 5/2 dans le Critias.
Si l’on relit d’après le même ordre les dialogues que je viens de citer, on voit que, pendant un certain temps, Platon affecte de plus en plus les ὡς ἀληθῶς; puis, vient assez brusquement le règne des τῷ ὄντι; qui faiblissent à leur tour en face des ἀληθῶς, lesquels sont eux-mêmes supplantés par les ὄντως. Les τε et τε... τε vont se multipliant d’un bout à l’autre et d'une manière sensible. Il est vrai que leur progression n’est pas très régulière ; comme ils conviennent particulièrement au mythe et à la narration ?, lenombre s’en accentue tout d’un coup dans certains dialogues. Le dixième livre de la République, par exemple, n’en a que 6, le Théétète 16, tandis que l'on en compte 32 dans le Phèdre. Mais il reste clair que, si Platon préfère de plus en plus ce genre de conjonctions additives, c’est aussi parce qu'il fait partie de la langue des poètes, d'Homère surtout : ce philosophe chante de mieux en mieux, comme un cygne, au fur et à mesure quil approche de la fin de sa glorieuse carrière.
Platon dit d'abord : ἀληθῆ λέγεις, ὀρθῶς ou χαλῶς ; par la suite, il substitue le superlatif à l'absolu. Il n’y a que des
ἀληθὴ dans le Ménon et qu'un ἀληθέστατα dans le Cratyle. Au
dixième livre des Lois, les ἀληθέστατα, ainsi que 165 ὀρθότατα,
les χάλλιστα et affirmations similaires reviennent à tout