‹ Platon [microform]Chapitre 79 sur 287 · Met., À · texte numérisé non relu

Met., À

dire dans le Phédon. L'égal y possède l'existence en dehors de tous les cas d'égalité !; et le sens de ces paroles est précisé par le contexte : les idées et les êtres sensibles sont entre eux comme des objets à la fois semblables et différents, comme l'original et la copie?. Selon le Banquet ὃ et le Philèbe *, les intelligibles sont « purs » et « n’admettent aucun mélange » ; il existe même, dans le premier de ces dialogues, une assertion plus explicite : Diotime y déclare que le beau est « avec soi » et qu'il ne peut « être en autre chose »ὅ. Le Timée reprend la pensée du Banquet et l’étend au monde intelligible tout entier. « L'idée, d’après cet ouvrage, n’admet rien du dehors en elle-même et ne réside pas non plus dans quelque autre réalité »6 : elle n’est ni sujet ni attribut. Tous ces textes ont, si je ne me trompe, un seul et même sens : ils affirment, sous des formes diverses, la transcendance ou « parousie » des idées à l’égard du monde sensible.

Mais cette affirmation a son antithèse. Les idées ne sont pas absolument étrangères à la nature; elle y participe de quelque manière. C’est la théorie du Banquet? et de la République 8, celle aussi du Phédon qui lui donne, je crois, son expression la plus vigoureuse et la plus complète. « Si quelqu'un, dit Platon, vient me demander ce qui fait qu’une chose est belle, ou la vivacité de ses couleurs, ou ses formes et d’autres choses semblables, 16 laisse de côté toutes les raisons [d'ordre physique], quine

5. 211 : οὐδέ που ὃν ἐν ἑτέρῳ τινί,... μεθ᾽ αὑτοῦ μονοειδὲς ἀεὶ ὄν... . 52%; Cf. 1δέα., 52°.

. 211° : τὰ δὲ πάντα χαλὰ ἐχεινοῦ [τοῦ καλοῦ] μετέχοντα τρόπον τινὰ τοιοῦτον.. . VI, 510; VII, 514°-517c.

font que me troubler; et je m’assure à moi-même d’une manière absolue et sans détour, au risque de paraitre naïf, que rien ne la rend belle que la présence ou la communication de la Beauté, de quelque façon que cette relation se produise. Car, en cela, je n’affirme rien, sinon que c’est par l'effet de la Beauté que tout objet devient beau. Et cette réponse me paraît la plus sûre pour moi-même et pour les autres : J'espère bien, tant que je m'y tiendrai, ne jamais sortir du vrai. » Ainsi de la bonté, de la sagesse, de la grandeur et de la petitesse, de l'unité, de la dyade et des autres nombres ?. Rien n'est ce qu’il est que par une sorte de participation à l’idée correspondante 3,

La même solution se retrouve dans le Philèbe #, le Timée* et jusque dans les Lois 6 : si bien qu’il devient absolument impossible de soutenir ou que Platon n’en est pas l'inventeur, ou que, après l'avoir inventée, ila cessé par la suite de s’y tenir.

Voilà donc les vrais termes du problème : les idées sont en dehors de la nature: et cependant il existe une certaine participation de la nature aux idées. Comment cela ? que peut être la participation, dans une telle hypothèse ? j

Impossible d'admettre que les idées ont quelque chose de numériquement commun avec « les êtres soumis à la génération et infinis en nombre »; Car alors elles seraient

immanentes, et l'on ἃ déjà vu qu’elles ne le sont pas.

+ PLAT., Phæd., 100c-e,

. Id., Ibid., 1019,

ἴ Id. Ibid 1 OR PES y - 76 #4 s:

ge À Ps 00° : φαίνεται γάρ μοι, εἴ τί ἐστιν ἄλλο χαλὸν πλὴν αὐτὸ τὸ ps A « LAN ν x - Ἃ © 7 0 . r ἐ χαλόν, οὐ ë δι ἕν ἄλλο καλὸν εἶναι ἢ διότι HÉTÉYEL ἐχείνου τοῦ χαλοῦ * χαὶ πάντα δὴ οὕτω λέγω. “4

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4. 25°-26° (il s’agit du τὸ μιχτὸν qui comprend à la fois du πέρας et de "άπειρον). ἂν" ' L 5. 285-29", 34° et sqq.

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