d., Ibid
4, Id., Ibid, 33».
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la frontière du monde présenterait-elle un autre aspect? Puisqu'il est unique, il na pas besoin d'organes de relation qui fassent saillie à sa surface; car, dans cette hypothèse, il n'existe pas d'êtres en dehors de lui. « Dieu arrondit la surface du toui et la polit avec le plus grand soin, pour plusieurs raisons. Il était inutile au monde d’avoir des yeux et des oreilles, puisqu'il ne restait en
dehors rien à voir ni rien à entendre; ou des poumons,
puisqu'il n'existait autour de lui aucune espèce d’atmosphère; ou des appareils de nutrition et de digestion, puisqu'il ne se trouvait rien à l'extérieur qui pût être absorbé ou rejeté. Le monde fut fait pour se nourrir de ses propres pertes; et toutes ses affections, toutes ses actions lui viennent de lui-même et y demeurent : car l'auteur du monde estima qu'il vaudrait mieux que son ouvrage se suffit, que d’avoir besoin d’un secours étranger. De même, il ne jugea pas nécessaire de lui faire des mains, vu qu'il n’y avait rien, au delà de ses limites, ni à saisir ni à repousser ; ou des pieds ni rien de ce qu'il faut pour la marche! », vu quil ne restait au dehors aucun espace à parcourir.
De la sphéricité du Tout dérivent deux conclusions importantes : premièrement, le monde est fini; secondement, ilne va nulle part, puisqu'il n’y a pas de lieu vers lequel 1l puisse aller. Et ces deux conclusions, Aristote les reproduira dans son Cüel-en les fondant sur des preuves analogues *.
Mais Platon tire de la même prémisse une autre conséquence que son disciple n'admet pas et qui semble cependant très profonde. Aristote se prononce pour l'idée du haut et du bas et s’escrime à démontrer qu'elle ἃ sa raison d’être dans les choses. Au gré de Platon, le
1. Par. Tim., 33c-û, — Aristote développe la même considération à propos de l'immobilité des astres (V. notre Aristote, p. 130-131). 2. B, 4, 287", 11-22; 287, 14-20; cf. À, 3, 269°, 29-31.
haut et le bas ne sont que des apparences. « Il n'est pas juste de croire, dit-il, qu'il y a dans la nature deux lieux qui séparent l'univers en deux parties et sont opposés l'un ἃ l’autre : le bas vers lequel se porte tout ce qui a un corps; le haut vers lequel rien ne s'élève que par violence. » Car, le ciel étant sphérique, c’est exactement de la même manière que les différentes parties de sa Circonférence sont opposées à son centre, ei son centre aux différentes parties de sa circonférence. Et cette manière consiste uniquement en ce que le milieu et l’une quelconque des extrémités aient toujours la même distance: le haut et le bas n’y sont pour rien. La même assertion peut d’ailleurs s'établir à l’aide d’une hypothèse assez simple. « Imaginez un corps solide placé en équilibre au centre du monde »; « si quelqu'un en fait le tour, il lui arrivera d'appeler le haut ou le bas, à l’extrémité d’un diamètre, ce qu'à l'autre extrémité il avait désigné par le nom contraire. » D'où vient donc que nous attribuons au monde une partie inférieure et une partie supérieure? de ce que les corps légers s'élèvent naturellement au-dessus de notre tête; tandis que les autres, lorsque nous les projetons suivant la verticale, viennent retomber à nos pieds. La notion de haut et de bas n'a de fondement que dans notre nature : elle est anthropomorphique *.
Puisque le monde n'est pas errani, il ne va ni à gauche ni à droite, ni en avant ni en arrière, ni en haut ni en bas: il n’a gardé, des sept mouvemenis de l’âme”, que celui qui convient le mieux à sa forme sphérique, la plus belle de toutes. Il tourne sans cesse sur 50 axe avec une régularité parfaite; car c'est ce mouvement sur place