BONHEUR ET LIBERTÉ
Ta dit, il ne faut pas s'aiteridrc que Platon la respecte. Il l'entend tout autrement que nous, dans le sens antique qui est celui de son système. La libertr^ zXvJïizvj.^W en parle souvent et la vante. Le mot revient souvent dans ses écrits, mais sans faire soupçonner Tidée ou la chose que nous y mettons, ni la difficulté qu'elle recèle : savoir le droit de V individu d'être respecté dans sa personnalité ^ comme il a été dit plus haut. Il ne la voit pas, ne la reconnaît pas. Cette idée toute moderne, pour lui c'est le caprice^ Varbi traire; elle ne mérite nullement qu'on la respecte. On en verra plus loin les conséquences.
Telles sont les bases de la politique de Platon. Nous avons à suivre l'application de ces principes dans les deux formes de société et de gouvernement que lui-même a décrites, dont il a tracé le plan et le modèle : la République et les Lois. — Mais c'est de la République, Pœuvre capitale, surtout, que nous devons nous occuper. Nous y ajouterons ce qui caractérise les Lois, en indiquant les principales différences '.
1. Pour ce qui est du Politique, dont l'authenticité est fort douteuse, la forme de gouvernement qui y est indiquée comme la meilleure, la monarchie, y est conçue tout à fait dans le même esprit et d'après le même principe ; quelle que soit la main qui l'a tracée, la théorie est tout à fait platonicienne.