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A cela peut se rapporter comme dérivant du même principe ce qui est dit ailleurs de \ti Justice politique (liv. VI), à propos du mode (Sélection par le tirage au sort (voy. Phil. anc. , 153) en vigueur dans les républiques grecques et qui avait aussi en partie causé leur perte, et cela à cause du vice qui lui est inhérent, comme destiné à apaiser la soif à' égalité qui a perdu et perdra toujours les démocraties. (Voy. Xenoph.^ Mém.\ Mém. Socr.^ III.)
Ce que IHalon dit à ce sujet de V égalité proportionnelle^ comme opposée à l'égalité simple qui est la fausse égalité, ne mérite pas moins d'être cité.
« Il y a deux sortes d'égalité qui se ressemblent pour le nom, mais bien différentes pour la chose. L'une consiste dans le poids, la mesure et le nombre... Elle est facile en laissant à la disposition du sort la vraie égalité, ào'.crT/.v '-croTy.Ta, non facile à reconnaître, dont le discernement appartient à Jupiter. Celle-ci produit les plus grands biens; c'est celle qui donne plus à qui est plus, moins à qui est moins et à chacun dans une juste mesure. C'est la justice même : ajTÔ tô o'/xa-lov (VI, 757). Un Etat qui veut se maintenir doit l'observer •.
1, Vuici le passage entier : •• 11 n'y a d'égalité entre les choses inégales qu'autant que la proportion est gardée : et ce sont les disproportions extrêmes qui remplissent les Etats de séditions. Rien n'est plus conforme à la vérité, à la droite raison et au bon ordre (juc l'ancien mot (|i;i dit que l'égalité engendre l'amitié. Ce <|ui nous jette dans l'embarras, c'est qu'il n'est pas aisé d'assigner au juste l'espèce d'égalité propre à produire cet elTet : car il y a deux sortes d'égalités qui ne se ressemblent pas, mais qui sont bien différentes pour la chose. L'une consiste dans le poids, le nombre, la mesure. Il n'est point d'État, point de législateur à qui il ne soit facile de la faire passer dans la distribution des honneurs en les laissant à la disposition du sort. Mais il n'en est [>as ainsi de la vraie et parfaite égalité qu'il n'est point aisé à tout le monde de connaître. Mais quelque part qu'elle se rencontre, soit dans l'administration publique, soit dans la vie privée, elle y produit les plus grands biens; car elle donne |)lusà celui qui est plus grand, moins à celui qui est moindre, à l'un et à l'autre dans la juste mesure! Kt voilà en quoi consiste la justice polilit|ue à laquelle nous devons tendre, ayant toujours sous les yeux cette espèce d'égalité : l'égalité entre les choses inégales. — Platon se verra