‹ Platon, sa philosophie; précédée dun aperçu de sa vie et de ses écritsChapitre 152 sur 168 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

ESTHÉTIQUE DU BEAU, DE L'aRT ET DE LA POÉSIE, ETC.

Platon fondateur de la science du beau. — I. Du beau, partie critique, fausses définitions : l'utile, la convenance, le bien, l'agréable, etc. — Partie théorique. — Définition du beau attribuée à Platon : splendeur du bien, du vrai. En quoi elle lui appartient. — Autres définitions : l'ordre, la proportion, etc. Du laid. — Les formes du beau; gradation de ces formes, la beauté absolue ou divine. — Appréciation : mérites et défauts de cette théorie. — II. L'art et les arts. — Idée de l'art en général. — Les arts. — Division des arts. — L'art comme art du beau, absent du système. — L'art divin et l'art humain. — Autre division : arts sérieux et arts d'agrément ou arts imitatifs. — Le principe de l'imitation dans l'art; comment l'entend Platon. — Contradiction apparente. — III. De la poésie en général. — La poésie comme art imitatif, sa définition. — La condamnation des poètes dans la République. — Les arguments que fait valoir Platon. — Ses restrictions. — IV. Les genres de poésie. — Poésie épique et dramatique. — La tragédie et la comédie. — Définition du ridicule. — Poésie lyrique ou dithyrambique, gnomique, etc. — Quelques mots des autres arts, en particulier de la musique et de la danse. — Conclusion.

On ne peut, sans injustice \ contester à Platon le mérite d'avoir été, dans l'antiquité, le fondateur de cette science, la science du beau, qui, détachée seulement depuis un siècle du faisceau des sciences philosophiques, sous le nom d'esthétique, occupe aujourd'hui une place distincte et indépendante dans le cadre de la philosophie contemporaine. C'est dans ses écrits qu'apparaissent, pour la première fois, philosophiquement traitées, ces importantes et délicates questions

1. Dans son IlisL de l'estheti(/ue (Kril. Cesch. dor /Esth') dont nous reconnaissons volontiers les mérites, M. Max Schasler a eu le tort de contester co titre à i'ialon, comme de rabaisser la valeur de l'esthétique platonicienne.

Page 1