Voir TeichmûUer, ibid
dit, y échappe, comme le matérialisme, aisément; mais on sait à quel prix. Ce qui dans Platon est à signaler c'est la tendance idéaliste exagérée, Timpuissance à montrer le rapport des deux termes, du général et du particulier^ de Vinfini et du /ini. Toute la métaphysique ancienne et moderne roule sur cette opposition '.
Pour nous, simple historien, la conclusion est toujours la même. La solution est imparfaite sans doute, les mots sont vagues (non vides); partout cette insuffisance éclate dans le système, où la théorie est appliquée. Il n'y a pas à le nier. Ce n'est pas moins un réel progrès, théoriquement et systématiquement, sur tout ce qui est antérieur {siipra). Il y a plus : la vérité même, à parler absolument, y est contenue, du moins à ce degré. Et ce qui le prouve c'est qu'en définitive, la langue de Platon est restée. Pour les objets de l'ordre spéculatif les plus élevés, elle est employée aujourd'hui comme il y a deux mille ans. On y a substitué, il est vrai, d'autres termes : Vimmanence^ Vévolution, Xidentité dans la différence^ le processus dialectique de l'idée^ les déterminations de l'idée, etc., etc., propres à la langue de chaque système. Aucun n'a prévalu et n'a pris position dans la langue universelle. Pourquoi? c'est que le quomodo de la participation reste à trouver. C'est la grande énigme. Mais, en dehors des systèmes, ne dit-on pas toujours de l'homme, de la raison humaine qu'elle participe de la raison divine -?
N'est-ce pas le langage qui se tient au point de vue religieux, moral, social, esthétique aussi bien que métaphysique, partout où l'idéalisme est admis, en philosophie, en morale, en théologie, etc. ? Bien que le mot reste plus ou moins indéterminé, il faut donc bien ici s'en contenter ^