‹ Platon, sa philosophie; précédée dun aperçu de sa vie et de ses écritsChapitre 76 sur 168 · LA VIE FUTURE · texte numérisé non relu

LA VIE FUTURE

expiations et des pu?'î/îcatio?is ; pour les âmes des justes un bonheur sans mélange. — 3" L'âme emporte avec elle les co?iséquences de ses actes, ses habitudes et ses qualités. Le reste est pure fiction.

Tout ce qui est dit de cette conversation sans fin entre les sages, etc., est lié aux idées grecques et n'a guère pour nous d'intérêt.

Mais le point à relever comme le fond de tous ces mythes, c'est que l'âme, après la mort, n'emporte avec elle que ce qui est la suite de ses actes, ses mérites; qu'elle conserve ses habitudes et le fruit de ses vertus comme de ses vices et de ses crimes. {Phédon, 107, D.)

Un point plus abordable et qui tient au système est celuici : Toutes les parties de l'âme sont-elles immortelles? — Non sans doute; mais seulement la nature ancienne et originelle, àoyaia cpucriç, c'est-à-dire rintellect, le Xoyoç, le voûç, plus, ce qui du Gupioç également est l'essence : l'amour.

C'est la partie caractéristique de l'homme, seule capable et digne d'être conservée, le siège de la raison, le centre de la personnalité [Rép., IX).

Elle est destinée à la vie contemplative ou divine, celle du philosophe, et où conduit la philosophie, déjà en partie possible et réalisable en cette vie (Phédon. Cf. Banquet j Phèdre).

Pour ce qui est de la préexistence des âmes, on peut dire que Platon lui-même paraît bien y croire. La partie mythique se ramène difficilement à une autre hypothèse, quoique le contraire ait été affirmé [Hegel).

Que seraient sans cela la réminiscence et la transmigration, etc.?

Nous n'attachons pas assez d'importance à ce point pour nous croire obligé de le discuter.

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