‹ Platon, sa philosophie; précédée dun aperçu de sa vie et de ses écritsChapitre 95 sur 168 · PLAN ET DIVISION · texte numérisé non relu

PLAN ET DIVISION

les plus dignes d'intérêt, auront eux aussi accès dans ce cadre déjà très étendu.

Mais, auparavant, il est toute une portion de la morale platonicienne que les historiens négligent ou indiquent à peine et qui, selon nous, ne peut être omise sans que le rôle du moraliste philosophe soit considérablement amoindri, sans que même sa pensée risque de n'être pas bien comprise : la critique et la réfutation des doctrines contraires. Une pareille omission est presque une injustice à l'égard d'un philosophe dont la mission fut autant de combattre l'erreur que d'établir et de démontrer la vérité et qui, dans cette moitié de sa tâche, n'a pas d'égal par la manière dont il l'a remplie. Il en est ainsi avant tout de la vérité morale quand celle-ci est altérée, défigurée, corrompue, et qu'il s'agit de lui rendre sa pureté comme de l'établir sur sa base véritable. C'est un des plus grands services qui aient pu être rendus à la conscience humaine.

Dans cette polémique, il est difficile, il est vrai, de séparer le disciple du maître. On doit l'essayer néanmoins afin de marquer le progrès qui s'accomplit de l'un à l'autre et cela même sur le terrain de la réfutation comme de la théorie.

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