‹ Pleurésie Hémorrhagique TuberculeuseChapitre 6 sur 16 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Les données relatives à la pleurésie hémorragique sont très vagues avant le début du xix: siècle. C’est surtout l'épanchement de sang dans la plèvre à la suite de traumatisme qui a été observé avant cette date. C’est la nouvelle méthode de percussion et d’auscultation de la poitrine qui a permis à Laënnec de poser le diagnostic de pleurésie ; mais la nature hémorragique du liquide n'était guère observée qu’à l’autopsie. Nous avons trouvé dans les thèses de Mangeon et de Faliech l'historique de la question ; nous nous servirons de ces thèses pour refaire l'historique des pleurésies hémorragiques en général, et de lapleurésie hémorragique tuberculeuse en particulier.

Les deux premières observations de pleurésie hé-

morragique au début du xix° siècle sont de Broussais.

Il les rapporte dans son Traité de phlegmasies chroni-

ques (1808).La première observation date du commencement de 1806; c’est l’autopsie d’une pleurésie hémorragique avec des tubercules de la plèvre. La seconde

observation date de la fin de 1806, autopsie d'une pleurésie hémorragique tuberculeuse. Après avoirrelaté ces observations Broussais ajoute : « Mais si, dès son début, la phlogose est portée à un degré de violence qui éteigne tout à coup la vitalité des capillaires de la membrane, qui les force d’exhaler du sang pur, dans ces cas malheureux la mort est la seule terminaison possible.» Pour Broussais, comme on le voit, le pronostic des pleurésies hémorragiques est extrèmement grave. Plus loin Broussais ajoute : « Souvent quoique l’exsudation membraniforme soit fort épaisse le liquide épanché est fort mobile, rouge, comme s’il était imprégné de la partie colorante du sang... »

Laënnec dans son 7raité d’auscultation médiate (tome II) examine longuement la question des pleurésies hémorragiques. Après en avoir donné la définition, il fait la description des fausses membranes, indique l'abondance du liquide épanché, et la guérison qui se fait longtemps attendre. Laënnec rapporte deux observations de pleurésie hémorragique, liée à la tuberculose, observations datant de 1817 et 1819.

Andral, dans ses Cliniques médicales cite deux cas de pleurésie hémorragique tuberculeuses observés en 1820 et 1822. Aucun signe pendant la vie dés malades n'avait laissé soupçonner la nature hémorragique du ‘ liquide.

Cruveilher rapporte, en 1831, un cas de pleurésie hémorragique causée par des tubercules de la plèvre.

En 1835 Moret communique à la Société anatomique

un autre cas de pleurésie hémorragique.

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