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En 1841 Baron soutient sa thèsesur la pleurésie chez les enfants, et fait remarquer que la pleurésie hémorragique est plus fréquente dans l’enfance.
D'autre part, Baron soutient que l’épanchement peut être d'emblée hémorragique.
Ici se place ul fait nouveau, la vulgarisation de la: paracenthèse de la poitrine par Trousseau. Il en pose les indications et par là même facilite grandement le diagnostic des pleurésies hémorragiques. C’est le 11 septembre 1843 que Trousseau, pour la première fois, pratiqua chez une jeune fille l'opération de la thoracenthèse après en avoir posé l'indication.
Jusqu’à 1845, les auteurs attribuaieñt les pleurésies hémorragiques, soit à une diathèse spéciale hémorragique, soit à une exagération de l'inflammation pleurale ; d’autres trouvaient des tubercules sur les pièvres.
A partir de 1845 et jusqu’à 1862, les pleurésies hémorragiques observées sont plutôt attribuées au cancer. Voici la liste de ces observations éparses: 1846. Arch. de Méd. — 1850. Musset. Soc. anat. — 1850. Lemaitre. Gaz. des hôp. — 1850. Marotte. Soc. des hôp. — 1851. Th. Paris, Lacaze-Duthiers. — 1853. Th. Paris, Pinault. — 1854..Th. Paris, Bézine. — 1852. Obs. de Gondoin, Th. Paris. — 1854. Béhier. Gaz. des hôp. — 1852. Béhier. Pull. de Thérap. — 1856. Th. Par., Thallon. — 1857. Laveran. Gaz. méd. de Paris. — 1860. Descroizille. Soc. Anat. — 1861. Th. Meunier et Aviolat. — 1861. Obs. Hérard et Vidal. Soc. des hôp. et Soc. Biol. — 1861. Th. Par., Gaillard.
Pesque toutes ces observations concernent la pleu-
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résie hémorragique cancéreuse. Barth, à cette époque, avait annoncé que les phlegmasies hémorragiques sont presque toujours le signe d’un cancer des organes enveloppés par la séreuse enflammée. Trousseau, tout en admettant la fréquence du cancer comme cause des pleurésies hémorragiques,admettait l’existence des pleurésies hémorragiques sans cancer. « Le cancer de la plèvre, dit Trousseau, dans ses Cliniques (t. I), est cause de la pleurésie hémorragique. De plus, l'existence d’un épanchement hémorragique ne doit pas vous permettre de vous prononcer d’une manière absolue sur le cancer de la plèvre. La plèvre non cancéreuse peut aussi exhaler de la sérosité sanglante. »
1862, Th. Par. Marguerite. Plegmasies hemorr. de la plèvre. Marguerite note entre autres l'existence de pleurésie hémorrhagique dans les phtisies miliaires.
De cette thèse datent les nombreuses observations de pteurésies hémorragiques dans le cours de la tuberculose aiguë.
1863. Empis. — 1864. Morand. Gaz des hôp. (pleurésie hém. tuberculeuse). — 1864. Th. Par., Négrié. PI. hém. tuberc. — 1865. Niemeyer. (Path. interne, t. I.) « Il arrive fréquemment, dit-il, que des granulations tuberculeuses se développent dans les fausses-membranes. Il se produit facilement des ruptures vasculaires danscetissu nouveau eton a ainsi des pleurésies hémorragiques. »
1868. Th. Par., Blumenthal. Observations de pleurésie hémorragique dans la tuberculose pulmonaire aiguë.
De 1868 à 1878 paraissent les nombreuses observa-
to — tions suivantes : Neveur (Th. Par., 1871). — Mendoussé (Th. Par., 1872). — Camo-Abdon (Th. Par., 1873. — Martineau. Soc. méd. des hôp., 1874. — Gay. Arch. de Méd., 1876. — Boussi. Soc. anat., 1877. — Gérin-Roze. Soc. des hôp. — Dieulafoy. Gaz. hébd., 1874. — Moutard-Martin (R.). Th. Par., 1878. Les pleurésies hémor ragiques. — M. Moutard-Martin dans sa thèse démontre l’existence de pleurésie hémorragique au cours de la tuberculose pulmonaire aiguë, la granulie; mais il n’admet pas l'existence de la pleurésie hémorragique chez les tuberculeux chroniques.
1880 Th. Par. Nolais. Les pleurésies hémorragiques — 1881. Discussion sur les pleurésies hemorragiques dansle Zancet (5 nov.)
1882. Th. Paris. Mangeon. Suppuration des pleurésies hémorragiques.
1885. Gaz hebd. M. Dieulafoy démontre l’existence de la pleurésie hémorragique au cours de la tuberculose pulmonaire chronique, et comme accident primitif, localisation primitive de la tuberculose à la : plèvre.
1886. Observations et étude anatomo-pathologique des épanchements hémorragiques. Kelsch et Vaillard. Annales de physiologie, 1886.
1886. Observ. de Rendu. France méd. — 1887. Th. Par. Evrain. — 1887. En 1887 encore, M. Moutard- Martin à la Société anatomique de Paris dit ce qui suit: «Dans la tuberculose lorsqu'on observe de la pleurésie hémorragique, c’est qu'il s’agit de tuberculose miliaire aiguë, de granulie ; dans la phtisie vulgaire, avec ca-
vernes, jamais on n’a observé d’'épanchement hémorragique ; si bien que, si on constatait avec les signes d'une caverne la présence d’un liquide sanguin dans la plèvre, on pourrait presque affirmer que la caverne
n’est pas tuberculeuse, »
14888. Troisier, Ziscussion à la Soc. méd.
1888. Lereboullet. Mémoire à la Soc. méd. des hôp. Sur le pronostic des pleurésies hémorragiques.
1890. Th. Paris, Jean. Pleurésies hémorragiques et cirrhose alcoolique.
1893. Th. Paris. Mesnil. Pleurésies hémorragiques.
1893. Soc. anat. Séance de 10 nov. Discussion sur les pleurésies hémorragiques. Rendu désire que tous ses collègues rapportent leurs observations, pour tenter d’ärriver à une conclusion quant au diagnostic et au pronostic des pleurésies hémorragiques.
1897. Stears. Boston M. and $S. J, 1897. — 1897. Auché et Carrière. Étude histologique des épanchements hémorragiques /. de méd. de Bordeaux, 1896.
1900. Vergely. Th. Bordeaux. Hématome simple.
1901. Claude et Delille. Observation de pleurésie hémorragiquetuberculeuse diaphragmatique. Soc. des hôp.
1900. Faliech. Th. Paris. Pleurésies hémorragiques.
1904. Duburque. Th. Paris. Épanchements pleurétiques d’origine tuberculeuse ; altérations hépatiques et leur influence sur la présence du sang.
1905. Hutinel. Pleurésies hémorragiques et pleurésies purulentes. J. de méd. interne, 1905.
1905. Morano. Sur le diagnostic différentiel des pleu-
résies hémorragiques. /. intern. d. s. m. Napoli, 1905.
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1905. Régis. Diagnostic des pleurésies hémorragiques cancéreuses. Revue inter. de Méd. Paris, 1905.
En terminant l'historique nous ferons remarquer que l'étude approfondie de la question des pleurésies hémorragiques n'est faite que par les auteurs français; nous avons vainement cherché dans lesthèses allemandes, les traités et les périodiques allemands les plus récents des indications à ce sujet, nous n'avons pu rien découvrir.