‹ Pleurésies et Épanchements Intrarissables Considérations sur quelques formes cliniquesChapitre 13 sur 28 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

À. — Pronostic immédiat.

Le pronostic vital au point de vue immédiat est bon. Les cas de mort subite sont excessivement rares, même lorsque l’épanchement est très abondant. Ce pronostic immédiat est même, dans l’ensemble, meilleur ici que pour toute autre variété d'épanchement, à quantité égale, puisque généralement mieux toléré:

Cependant, souvent, la grande abondance de l’épanchement oblige par prudence à des ponctions répétées. La queslion se pose alors, comme nous le disions plus haut, de savoir si cette répétition des ponctions n'influe pas dans une certaine mesure sur le pronostic lui-même, en ce sens qu’elle semble favoriser la reproduction du liquide en entretenant en quelque sorte le processus inflammatoire.

B. — Pronostic éloigné.

Nous avons déjà noté que la güérison pouvait survenir au bout d'un temps très variable et n'être quelquefois qu'apparente, des lésions pulmonaires se révélant par la suite.

Nos observations, trop récentes, ne nous permettent pas d'en déduire la notion de pronostic éloigné. La question, qu'il serait intéressant de résoudre, est de savoir dans quelle proportion les sujets qui présentent un épanchement intarissable à allure autonome deviennent par la suite des tuberculeux pulmonaires cliniquement avérés. Cette question de l'avenir des pleurétiques intarissables n’a pas été envisagée aux assises de la médecine générale française traitant de l'avenir des pleurétiques en général.

Si nous nous en rapportons aux statistiques établies. à ce sujet pour les pleurésies tuberculeuses en général, nous trouvons les résultats les plus discordants, puisqu'ils varient de 15 à 100 p. 100 suivant les auteurs.

Dans le cas où la pleurésie évolue parallèlement à des lésions pulmonaires, le pronostic est évidemment fonction de ces lésions. Lorsque l'épanchement disparaît, on peut croire à une guérison; mais il arrive souvent que, plus ou moins longtemps après la résorption du liquide, les lésrons pulmonaires reprennent leur évolution. Certains auteurs, et en particulier Laënnec, Potain et Sabourin, ont pensé que l'épanchement pouvait exercer une influence salutaire sur la marche des lésions pulmonaires sous-jacentes l’immobilisation du poumon.

, par suite de

Nos pleurétiques apparemment guéris devront être constamment surveillés, et tous les moyens d'investigation devront être mis en œuvre pour déceler le « feu qui couve ».

11 est une méthode d'examen qui semble devoir primer toutes les autres dans cette surveillance soutenue d’un pleurétique cliniquement guéri, nous voulons parler de la sérofloculation à la résorcine de Vernes.

En somme, nous devons retenir la notion de la difficulté d’un pronostic exact en présence d’une de ces formes de pleurésies intarissables.

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