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épanchement avec le syndrome séméiologique complet. Rien au cœur, sinon une aorte athéromateuse et une tension artérielle de : Mx, 21; Mn, 8, sans souffle diastolique. Le malade se plaint de sensations paresthésiques au niveau des membres, et la pression des masses musculaires est douloureuse.
À son entrée à l'hôpital, il présenta un état de confusion mentale de type alcoolique, qui nécessita par trois fois la camisole de force.
Les divers examens biologiques pratiqués montrèrent certaines anomalies : un coefficient de Maillard à 0,16, une lipémie de 7 8. 4% (au lieu de 4 grammes); des chiffres d'urée, de glucose, de protides, normaux; une bilirubinémie à 29 millibrammes (au lieu de 5); un léger degré d’anémie.
‘Le traitement appliqué consista en tonicardiaques et en injeetions de Novurit, qui chaque fois amenèrent une diurèse de 2 litres : malgré le repos et-le traitement, l’essoufflement devint de plus en plus intense; Fépanchement pleural se reformait abondant à chaque ponction. Ce n’est que dans la première/’quinzaine
puis des
de janvier qu'apparut un œdème marqué des jambes
bourses, et-enfin des signes d’ascite peu abondante. La mort
survint le 20 janvier 1936.
L'épanchement pleurak dut être ponetionné trois lois à quelques jours d'intervalle; chaque fois, on recueillit 4.500 em3 de liquide; le 2 janvier, on le ponetionna une dernière fois et on recueillit 2 1. 500 de liquide. C'était un liquide séro-fibrineux citrin, elair le Rivalta fut toujours négatif, On y trouvait pour 4.000 : 9,60 de chlorures, 11,40 d’albumine, 1,20 de corps réducteurs en glucose. La formule cytologique montrait de très nombreux lymphocytes, des placards endothélraux et des macrophages, de nombreuses hématies.
Les ponctions étaient nécessitées par la gêne respiraloire, l’accélération du pouls; elles soulageaient momentanément le malade, mais dès le lendemain le liquide s'était reformé.
A l’autopsie, il n'y avait que 1 à 2 litres d’ascite; par contre, l'hémithorax droit était rempli par plus de 2 litres d'un liquide citrin: le poumon, réduit à un moignon, ne présentait pas de lésions . visibles. Le foie était « petit », atrophique, d'aspect
“clouté; pas de périhépatite. Rate grosse : 230 grammes.
Une telle observation rentre-t-elle dans le cadre des pleurésies intarissables telles que nous les avons définies au début de ce travail ?
Evidemment, le facteur « prolongation dans le temps » est ici inexistant, puisque cet épanchement est survenu au cours d'une affection dont l’évolution ne dura guère plus de deux mois. Mais l’'épanchement par lui-même présentait des caractères qui nous permettent de le ranger néanmoins dans ce groupe. En effet, le liquide se reproduisait presque instantanément après chaque ponction, et son abondance est prouvée par les chiffres que nous relevons : 7 litres de liquide furent extraits en 4 thoracentèses dont 3 à quelques jours d'intervalle seulement.
On aurait pu songer à un de ces faux épanchements pleuraux des cirrhotiques signalés par Ricaldini, Gallavardin et Grivet.
Dans ces cas, le diaphragme refoulé dans la cage thoracique permet au liquide d’ascite de simuler un hydrothorax; la radiographie et les injections de substances colorantes dans la cavité péritonéale lèvent tous les doutes.
Mais chez ce malade une telle hypothèse ne pouvait. être soulevée puisqu'il n’y avait pas d’ascite.
On ne pouvait donc songer non plus à un cas d'évacuation transdiaphragmatique du liquide d’ascite, cas dont MM. Puech et Ratie ont cité une observation (Société des sciences médicales de Montpellier du 24 novembre 1933), et qu'ils expliquaient par l'existence d'une périhépatite dont les adhérences étaient distendues au moment de la complication. L'autopsie, en effet, avait fait découvrir trois petits pertuis paraissant d’origine congénitale.
Pouvons-nous alors penser, en présence d’un tel épanchement, à une pleurésie tuberculeuse surajoutée qui évoluerait parallèlement à l'affection hépatique ? La notion est classique, en effet, que de tels épanchements semblent en rapport soit avec la périhépatite sous-jacente, soit avec une tuberculose concomitante et une autre notion non moins clas-