PRIERE
Va sans savoir, respire, écoute.
Dis ta gloire n'importe auquel ; Si grand que tu sois sur la route L'amour te laisse, comme un ciel.
Au milieu des cris du théâtre Et de leurs serments de malheur, Écoute, étoile comme un pâtre, Le silence de la douleur.
Moi qui ne sais pas de prière.
Toi si bon au-dessus de nous, Je voudrais sourire à la mère Qui t'a tenu sur ses genoux.
Permets qu'à tes pieds adorables On rêve, on rêve aux jours d'avant Où» comme les plus misérables, Tu n'étais qu'un petit enfant.
Tous les nidU sont un peu prospères, Nous sortons tous d'un vague abri...
Les dieux et les pauvres sont irères Par le peu d'enfance qui rit.
Gomme ma dernière tendresse, Veux-tu qu'en un soir effacé Je sois un peu de la caresse Des seuls jours qui t'ont caressé !
Au lieu de crier solitaire Puisse le soir être avec toi ; Puisses-tu parfois sur la terre Sourire sans savoir pourquoi I