L'ABSENT
Tu deviens la vie iacerlaine.
Toi dont le grand cœur fut le nôtre, Plein de douceur et de secours!
Tu partis, le soir, comme un autre, il me semble que c'est toujours!...
Nous, dont les rêves se hasardent, Nous vivons ton sublime adieu, Et nos yeux s'ouvrent et regardent Le départ qui t'a fait vrai dieu.
Et depuis, ta fête invincible Nous rend inutiles et las...
Que fais-tu, toujours impassible Dans la gloire d'être là-bas î
Tu nous domines de silence, Tu nous hantes d'éternité...
Dans quelle effroyable distance Vas-tu, plein d'immobilité!
Nous avons beau, nous les victimes, Aimer et rire à nos amours, Sur la lampe et les fronts intimes L'éloignement veille toujours !
Dans le salon aux nuits splendides, Le froid nous glace les genoux, Les grands murs sont noirs et placides. Tu ne dis rien, bien loin de nous...