‹ Pleureuses; poésiesChapitre 64 sur 67 · L'ABSENT · texte numérisé non relu

L'ABSENT

Quand Theure approche où tout sommeille, Quand le foyer tiède est berceur, Nous forçons, forçons notre veille, Épouvantés par ta douceur !

Quand tout repose dans les villes, Dressés comme sous une loi, Nous sentons à nos doigts fébriles La fenêtre s'ouvrir à toi!

Sacrés, somptueux, en silence, Nous voyons naître en la cité Ce frisson de magnificence Dont tressaille la vérité...

Et poursuivis par ton absence, En quête de paix sans espoir, Parmi Pheure qui nous encense, Descendons aux jardins du soir...

Là, jusqu'au ciel bleuâtre et sombre, La vie e8t grande comme un roi.

Les troncs resplendissent dans l'ombre, La gloire qui passe, c'est toi !

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