FIBRINE
On sait que d’une façon générale les liquides pleuraux tuberculeux sont très riches en fibrine, on avait même pensé uninstant tirer de cette notion un élément de diagnostic de la nature
d’un épanchement de la plèvre.
. Ravaut. — Thèse. Paris, 1901.
. J. Castaigne — loc. citat.
. E. Lesné et P. Ravaut — loc. citat.
. Ch. Achard et M. Lœper.— Sur la concentration relative du sérum sanguin et des sérosités pathologiques; ses rapports avec la marche
des épanchements. C. R. de la Soc. de biologie, 8 juin 19or, p. 620.
L’appréciation approximative de la quantité de fibrine contenue dans ces sérosités, suivant la méthode que nous avons précédemment exposée, nous a conduit aux mêmes constatations que MM. Ravaut (1) et Letulle (2). Comme ces auteurs nous avons remarqué que la fibrine devient presque toujours de plus en plus abondante à mesure qu’on approche de la fin de la maladie, et il nous est arrivé plusieurs fois, lors de la dernière ponction pratiquée à un malade, de ne pouvoir examiner cytologiquement son liquide, car, très visqueux, analogue à de la synovie. il se coagulait aussitôt après son Évacuation dans la seringue aspiratrice elle-même (Obs. V et IX). Ce fait serait d’après M. Ravaut un bon élément de pronostic et s'observerait surtout dans les pleurésies qui évoluent rapidement vers la guérison. Les expériences récentes de MM. A. Jousset et P. Cartier (3; qui ont fait des dosages exacts de fibrine dans les épanchements pleuraux tuberculeux ont conduit ces auteurs à des constatations analogues. Une sérosité pleurale tuberculeuse infecte d’autant plus sûrement le cobaye qu’elle est moins fibrineuse, et vice-versa.