Cestan et Ravaut. — Gaz. des hôpitaux, 6 sept
par des éléments trop peu nombreux, flottant dans un liquide hypotonique au sérum sanguin, pauvre en matériaux nutritifs, et auquel ils sont mal adaptés ne seraient que rarement englobés et détruits, peu de toxine serait donc mise en liberté et le liquide céphalo-rachidien suffirait à la diluer.
: Nous avons montré pourtant qu'injectés à la même dose les liquides pleuraux et céphalo-rachidiens tuberculeux présentaient à peu près la même toxicité, mais nous insistons sur ce que, si la dose de substance toxique contenue par centimètre cube semble identique, elle est loin d’être la même lorsqu'on envisage la totalité du liquide contenue d’une part dans la cavité pleurale, et d’autre part dans la cavité arachnoïdo-piemérienne. En prenant comme termes de comparaison, le chiffre de 1 litre pour un épanchement pleural dont 15 centimètres cubes se montrent toxiques, nous voyons qu’il contient 10 fois plus de poison qu’un liquide céphalo-rachidien dont la totalité est appréciée largement à 100 centimètres cubes, et qui serait toxique à la même dose ; avec le premier on pourrait tuer 66 cobayes, et 6 seulement avec le second.