TECHNIQUE GÉNÉRALE
Nous avons suivi dans nos recherches sur les liquides pleuraux et céphalo-rachidiens tuberculeux une technique à peu près identique. L'exposé qui va suivre vise principalement la | sérosité pleurale. Nous dirons, quand il y aura lieu, quelles modifications il convient d’apporter à la méthode dans l’examen d’une méningite.
Après toutes les précautions d’asepsie et d’antisepsie d'usage nos ponctions lombaires ont été faites avec une aiguille ordinaire en acier ou en platine, nos ponctions pleurales, suivant les cas, avec une seringue de Roux de 20 ce., ou les appareils de Dieulafoy, de Duguet, ou de Potain.
Lieu dela ponction. — Nous avons ponctionné la plèvre presque toujours assez en arrière dans le prolongement de l’angle inférieur de l’omoplate, en plein épanchement, suivant les indications de M. le Professeur Dieulafoy (1). Nous avons noté chaque fois l’espace par lequel nous pénétrions, et nous nous sommes efforcé de le faire toujours au même niveau chez le même malade. Cettefaçon de procéder avait pour but de nous mettre à l'abri des critiques qui, s'appuyant sur l'observation de Sacquépée (2) dans laquelle il y avait sédi-
1. Dieulafoy. Manuel de Pathologie Interne. T.I, Maladie de la Plèvre.