‹ Plotin au point de vue médical et psychologiqueChapitre 6 sur 16 · PO · texte numérisé non relu

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entre elles, les parties de l'Univers. Devant leurs peines qui sont des « enfantillages » il témoigne d’une condescendance qui n’est jamais compatissante, car la pitié est condamnable. S'il éprouve des sentiments de fierté et de reconnaissance, c’est à son propre égard et quand if se rend à lui-même tout ce qu’il se doit. Et pourquoi donc s’occuperait-il de convertir les hommes à ses idées ? La plupart en sont indignes. Quand il s’irrite contre leurs fables, sa colère n’est alors que l’exaltation de son mépris. Que se troublerait-il ? Il est sage. Elevé au-dessus du monde, du temps, des vertus même. Il est heureux de voir son corps se corrompre. Il se suffit. Plus il avance, plus il est sûr et plus il est seul. » (Le temps et l'éternité chez Plotin et chez Saint Augustin, 90 et 91). :

On ne sait s’il faut admirer cette pureté surhumaine ou détester cette attitude inhumaine.

Quel fut l'homme qui a choisi cette voie hautaine et solitaire, ce chemin du bonheur inattendu; comment saisir la vie souterraine qui soutient et unifie cet édifice divers, distinguer les vrais mobiles de cette vie? Il faut dépasser les mots qui n’indiquent que les valeurs conscientes et avouées, qui d’ailleurs ne sont que des signes morts où la pensée est contrainte, une monnaie d'échange, variable suivant les esprits et suivant les époques, soumise aux fluctuations de l’échange.

Cela ne suffit pas. Avant de juger absolument le message véritable que chaque homme apporte, il faut évaluer sa mentalité, cette résistance à la pensée pure, « cette pensée antérieure à la pensée, cet humus

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