‹ Plotin au point de vue médical et psychologiqueChapitre 7 sur 16 · RE | LS · texte numérisé non relu

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mental où l’idée la plus personnelle doit de force s’enraciner, celte table innée des catégories et des valeurs, en un mot l’ensemble de ces assomptions implicites qui nous sont imposées par notre milieu et qui règlent nos jugements ». (0p. cit., p. 20, Guitton). En réalité, c’est probablement de cet humus mental, de cette table innée des catégories et des valeurs que naissent les idées. Sans eux, les problèmes ne se poseraient pas, car tout serait clair. Il n’en reste pas moins vrai que pour voir ce qui est la vérité dans l’œuvre d’un bomme, il faut discerner ce qui appartient au relatif de l'individu — que cette influence relative vienne du milieu ou des expériences personnelles.

L'histoire aide à cette recherche en indiquant l'atmosphère morale de l’époque. Elle y aide peut-être davantage en révélant l’évolution ultérieure de la pensée parmi ceux qui l’ont reçue, Le germe secret qui l’a conçue se développe presque infailliblement et se révèle, faisant éclater l’enveloppe des mots.

Si métaphysique que paraisse une doctrine. et si éloignée qu’elle soit primitivement de la vie pratique, elle tend spontanément à se traduire par une attitude morale, à s'effectuer en actions qui expriment sa valeur, qui dévoilent ses tares cachées.

Mais, il ne semble pas que ce soit un procédé unique, ni le plus péremptoire. Il est possible d’atteindre la mentalité plus directement que par cette étude ou que par l’étude « des silences, des hésitations, des inconsciences, des partis-pris, des refus, des répugnances qui définissent chaque esprit tout autant que

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