‹ Plume et pinceau: e?tudes de litte?rature & d'artChapitre 11 sur 40 · Page XXXI de son Introduction · texte numérisé non relu

Page XXXI de son Introduction

M. LE PLAY i07

Et d'abord, n'est-ce pas à son esprit éclairé, encyclopédique et méthodique tout à la fois, que l'on a dû l'organisation de l'Exposition uniyerselle de 1867? M. Le Play affecte dans son livre d'assigner certaines dates légendaires ou fabuleuses à la désorganisation des sociétés les plus anciennes, dont il a observé les débris dans les soixante mille lieues qu'il a parcourues en Orient et en Europe. Il parle quelque part de la chute de Babel, et il en conclut au « néant de certaines cultures intellectuelles'. » Le mot de Babel nous rappelle malgré nous, comme une contradiction flagrante, cette ruche immense, ce dédale dans lequel, contrairement à ceux de l'Antiquité mythologique ou biblique, on pouvait lire comme à livre ouvert, et retrouver, à l'aide de l'esprit de classification qui en a été l'ûme, les produits les plus variés de tous les points du globe oii le travail humain est en honneur. L'Exposition universelle de 1867 a été la meilleure œuvre de M. Le Play ; il y a trouvé la pleine application de son esprit pratique ; « il y a fait preuve, à la face du monde, comme on la écrit

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