‹ Plus blanc que neigeChapitre 28 sur 32 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

RUDOMSKA

Oh ! enfant, je n'ai jamais été plus clairvoyante qu'aujourd'hui. Je raisonne maintenant avec tout mon esprit, mon petit Vico, mon fils chéri... Je fais, pour toi et pour moi, des raisonnements sensés... Je regarde ma vie et la tienne depuis leur début jusqu'à leur fin et je vois que je n'ai dit qu'une vérité sincère...

VINCENT

Mère, mère !...

rudomska, à voix basse.

Je ne puis pas avoir de torts envers toi, mon

enfant, je ne puis pas... En te voyant privé

d'un bras et d'une jambe, j'ai senti mon cœur

meurtri pour toujours... Je ne peux plus... Que

cette même force aveugle qu'on appelle la guerre ou la révolution, qui a si bien exécuté ma malédiction, me morde les mains et les jambes, me rende aveugle, me rende sourde... je ne veux pas avoir de dettes envers toi, mon petit Vico... je ne veux pas... J'ai déjà envie de dormir ici, dans notre terre paternelle... (L'officier entre.) Sors de ma maison, sors de chez moi...

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