‹ Plus près du pôleChapitre 102 sur 232 · VICTOIRE ET DÉCEPTION · texte numérisé non relu

VICTOIRE ET DÉCEPTION

plus que la peau et les os. Je me rappelai les trains de glace en dérive que nous avions franchis pour venir jusqu'ici, le « Grand Lac » qui nous séparait de la terre la plus proche, et qui allait, sans doute, nous arrêter encore au retour. Bref, je compris que j'avais comblé la mesure et j’annonçai à mes hommes que nous allions rebrousser chemin.

Choisissant le monticule le plus élevé qui se trouvât dans le voisinage, nous y plantâmes nos drapeaux. À une trentaine de mètres plus loin, je déposai une bouteille contenant un compte rendu très bref de notre voyage et un fragment du drapeau de soie que six ans auparavant j'avais porté avec moi autour de l’extrémité septentrionale du Groenland. Puis, nous prîmes la route du retour.

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