CORRIGER LA DÉRIVE. || DIMINUTION PROGRESSIVE DU NOMBRE DES CHIENS
| LE PASSAGE DU « STYx ». | SOUPIR DE SOULAGEMENT. || UNE GLACE IMPRATICABLE. | EN VUE DU GROENLAND.
partir du moment où nous avions quitté le « Camp À de la Tempête », le vent n'avait pas cessé de souffler avec plus ou moins de violence d’un point légèrement au sud de l’ouest magnétique. À présent, pendant que nous revenions sur nos pas, il nous prenait par le côté, nous jetant au visage de fines parcelles de neige qui nous brûlaient comme des aiguilles rougies au feu.
Nous avions déjà fourni ce jour-là une bonne étape. Il nous fallait maintenant la répéter en sens inverse sans avoir pris de repos ni de nourriture. Lorsqu’enfin, traînant la jambe, nous arrivâmes au campement, j'étais presque aveugle à force d’avoir eu les yeux fouettés par le vent et par la neige, épuisé par la faim et par la fatigue.