GROUPE DE FEMMES ESQUIMAUDES
PI. 15, page 240,
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RAPPORT
la baie Richardson, où l’un d’eux s'était grièvement blessé à la jambe en tombant sous un traîneau. Nous restâmes vingt-quatre heures au cap d’Urville à sécher nos vêtements. Le 13, je me mis en route avec sept traîneaux, en suivant la piste des autres divisions, pendant que le blessé retournait au fort Sabine avec les hommes de renfort.
J'avais espéré arriver en une étape au cap Louis- Napoléon, mais la glace était trop mauvaise. Je me vis obligé de camper dans la baie Dobbin, à cinq milles environ en deçà du cap. Le lendemain je comptais, au moment du départ, pousser jusqu’au cap Frazer; une nouvelle déception m’attendait. 11 s’éleva un tel ouragan que nous dûmes faire halte un.peu au sud de la pointe Hayes et bâtir en toute hâte des :2100S au milieu d’un tourbillon de neige qui nous aveuplait.
L’orage dura toute la nuit, ainsi que la journée et la nuit du lendemain. Le 16, on se mit en route de grand matin par un temps calme mais très brumeux et l’on gagna le cap Frazer, à partir duquel, jusqu’au cap Norton Shaw, nous eûmes vent debout et une neige qui nous cinglait le visage et rendait la marche sur l’icefoot très pénible.
Dans les baies Scoresby et Richardson la glace n'était pas plus mauvaise que l’année précédente, et du cap Wilkes au cap Lawrence elle était telle que nous l’avions toujours connue. Ces deux étapes se firent par un temps clair, mais par un vent âpre et
froid.
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