‹ Plus près du pôleChapitre 38 sur 232 · LE #! Q · texte numérisé non relu

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Quelques minutes plus tard, :le Roosevelt se lance x l'assaut. Ses machines font un effort suprême, la cheminée vomit à flots la fumée noire. Nous réussissons à nous frayer un passage. À quatre heures trente, nous doublons le cap Union. Devant nous, Jusqu'au cap Rawson, la glace tient contre le rivage, mais elle est disloquée un peu plus au large. Nous faisons donc un crochet vers le nord-est. Le capitaine, le second et moi, nous nous tenons dans les haubans. La glace se présente sous la forme de grands floes épais que la marée montante pousse rapidement vers l'entrée de la passe. À maintes reprises, nous nous demandons avec anxiété si nous arriverons à passer ou s1 nous allons nous trouver sérieusement « pincés ».

Bientôt nous dépassons le can, ou pyramide commémorative, construit par l’ Alerte sur le rivage du Floeberg. Un étroit chenal permet de longer la banquette côtière. À sept heures du matin, le Roosevelt, luttant de vitesse avec la banquise qui se rapproche, ce fraie de force un passage à travers une mince zone de glace et se Jette littéralement dans un renfoncement de l’icefoot, tout près de la pointe du cap Cheridan où nous l’amarrons à l’abri des glaçons qui viennent se tasser contre le promontoire. À peine nos amarres sont-elles fixées que la glace se referme derrière nous; l’eau libre disparaît comme par enchantement.

Nous nous trouvons à présent à deux milles environ au delà du point extrême atteint par l’ Alerte, amarrés

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