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RE — RETZ POTERIE MES

étambot fussent pris dans sa masse, je fis renforcer ces amarres par tous les moyens possibles.

Comme dans toutes les tempêtes, la température se maintenait relativement haute; dans le cas actuel elle varia entre — 14° et — 10°. Autrement notre tâche eût été bien dure et même dangereuse. Un des matelots qui glissa au fond d’une crevasse, à quelques mètres du bateau, ne sut pas s'orienter et ne reconnut son chemin qu’en venant se buter contre les huttes du rivage. De même, quelques Esquimaux qui venaient de ces huttes pour gagner le navire perdirent leur chemin et le cherchèrent longtemps, pour ainsi dire à tâtons, avant de le retrouver. À midi, le vent avait considérablement diminué. Une ancre de bossoir fut fixée au bout de la chaîne de bâbord, placée dans un trou creusé tout exprès dans l’icefoot, derrière un énorme glaçon qui y avait échoué, et enfin emprisonnée sous la glace.

Pendant plusieurs heures, le Roosevelt éprouva un roulis prononcé, par le fait de la houle produite par la grosse mer qu'on voyait au loin, à l'entrée du canal Robesson.

À la suite de cette tempête, nous fûmes entourés de plus d’eau libre que nous n’en avions vu dans le voisinage depuis notre arrivée. Toute la partie supérieure de la passe était libre; tout était d’un noir intense depuis le cap Rawson jusqu’au cap Sheridan et même au delà.

Le 1° janvier, à trois heures du matin, la glace se rapprocha de nous par tribord avec un mugissement continu, mais le Roosevelt la faisait passer sous lui avec

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