‹ Plutarque a menti 1923Chapitre 20 sur 59 · CE PLAN XV · texte numérisé non relu

CE PLAN XV

de Lanrezac, la IV® Armée, écrasée par des forces supérieures, rétrogradait depuis le matin du 23 sur Mézières, poursuivie par l'ennemi, en découvrant entièrement le flanc droit de la V® Armée. Aussi n'est-cs pas sans étonne- ment que l'on lit dans la relation officielle du G. Q. G., inütulée « Quatre mofs de guerre », cette phrase perñde : « Le 24 août, le général Lanrezac, se croyant menacé sur sa droite, bat en retraite, au lieu de contrattaquer. » Voulez-vous supposer un instant que Lanrezac a obéi aux ordres du G. Q. G. et qu'au lieu de se mettre en marche le 24, il a contre-attaqué ce jour-là ? Comme il n était pas en son pouvoir d arrêter le repli de la IVE Ar. mée, le vide qu'il avait à sa droite se fut accru et l'ennemi l’eut probablement débordé, sans compter qu'à sa gauche un trou d'une dizaine de kilomètres le séparait de l'Armée anglaise où les Allemands se fussent infiltrés. De telles phrases, mieux que tous les raisonnements, convainquent le lecteur qui examine les faits d’un œil impartial, de la carence du Haut Commandement au début de la guerre. La doctrine fausse de l'État-Major devait jusqu’au bout l'induire en erreur.

Et toujours, au même point de vue logique, on ne peut que trouver contestable le fait d'engager la bataille de Guise qui fut un succès cependant, grâce à l’héroisme de nos soldats et à l'esprit de décision du Commandant de

ne. la V® Armée. Là encore, le G. Q. G. place Lanrezac dans

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