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souplesse, il le félicite de ne s'êtré pas buté contre un Subordonné si indépendant, mais d’avoir au contraire, sans sé choquer dé éetté indépendance, adopté ses vues. S'il avait du tempérament militaire une connaissance äbprolondié, peut-être véfrait-il que la vigueur de éonviction, le couragé de sa responsabilité, la foi dañis ses idées dont témoigne Galliemi, sont qualités plus râfres dans l'Armée que la souplesse et l'indulgente, Je dira même qu'elles sont introuvables, s’il n'y en avait cet exemple. Aussi Kluck a-t-il eu raison dé diré que dans toutes les armées du monde il sé trouvait un seul général capable d'une telle audace, et qu'il avait eu la malechance de lé trouver en fâce de lui. Quand on regarde les faits d'ün point de vie dominant, on en arrive À penser que touté la destinée de Gallien: äboutit à le préparer à cét instänt suprême. Toutés ses qualités, toute son œuvre, toute sa carrière l'ont formé pour €e momeñt d'indépen- dance qui doit sauver le pays et lé couvrir de gloire. Colo-, hial à l'esprit aventureux, il a dû maintes fois, en face de résSponsabilités écrasantes, s'instituer, à des milliers de lisues du pouvoir central, seul iuge dé son action. Toujours 1l a eu à se féliciter de ses audaces et cette attitude, au lieu de le desservir, n'a pu que l'imposer à l'attention des Mänistres de la République, qui n'aimant point pour eux- Mêties !'énérgte, la prisent chez les autres quand elle teur épargne de dangereuses initiatives. Et c'est cet homme que le sort favorable à la France place à la tête du Camp retranché de Paris, par üne ironie émouvante, à l'heure
où l'on pense que celui-ci va être assiégé ! Connaissezvous le règlement du Service des Places ! qui régit la conduite d'un Commandant de ville forte ? Il faut le lire si l'on veut savoir dans quel esprit d’étroite dépendance il est conçu. Exclusivement responsable dans les limites de son enceinte fortifiée, un tel Chef doit ignorer les dehors et le reste du pays. Les troupes qui lu: sont confiées, 1l a ie devoir de les conserver précieusement pour les besoins de la défense. Le Général en Chef lui-même est-il dans la nécessité de faire appel à ses troupes, il doit les lui refuser. Il ne cède que devant un ordre par écrit de l'échelon supérieur, qui le couvre entièrement. Protocole de prudence, prévu dans les moindres détails, qui nest pas fait pour encourager le Commandant d'une place forte à s’acquérir des mérites d'initiative et auquel il n'est pas d'exemple qu un général n ait pas été strictement fidèle. Un tel règlement, Galhieni s'en soucie comme un poisson d'une pomme. En pensée, déjà, il l'a mis en miettes dès qu'il a pris le Commandement du Camp retranché. N'est-1l pas convaincu, en effet, que Paris ne pourra être défendu que par une armée de campagne
1. « Le Commandant en chet ne peut enlever à une place ia garnison de défense déterminée par le ministre. Îl peut toutefois associer temporairement une partie de ia garn'son à ses opérations, sous la condition de laisser dans ia place des effectifs suffisants pour en assurer la sécurité . mais si le gouverneur .uge que cette mesure est de nature à compromettre la conservation de ia piace dont 1! a la responsabilité, il soumet par écrit ses observations au Commandan: en chef qui, : s'il passe outre, est tenu de lui délivrer un ordre par écrit, »