‹ Plutarque a menti 1923Chapitre 35 sur 59 · IMPRÉVUE · texte numérisé non relu

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re raite remontent rapidement vers le Nord. À ce moment, | e Commandement français croit fermement qe l'ennemi,

dl ennemi À Hour qu'il n'essaye pas de s'y accrocher. ne seule chose pourrait l'empêcher de mettre à profit ‘

pu se déployer à l'extrême-gauche de notre dispositif, ce qui eut été sa place normale. Ainsi mise en mesure | d'entreprendre, aussitôt la retraite allemande amorcée, . une marche rapide vers le Nord, elle eut constitué pour . l'aile droite ennemie une menace assez forte pour ce cher celle-ci de se fixer trop tôt.

En fait, l'arrêt brusque des Allemands a été aussi inat- . tendu que leur brusque décrochage. Je me souviens que pour l'expliquer on répandit alors je ne sais quelle légende de ligne préparée d'avance par l'espionnage ennemi.

La vérité toute nue est plus simple. L’État-Major ne songeait pas qu'une victoire de la Marne, si elle dégage largement Paris, n'a pas le pouvoir de rejeter l'ennemi hors de France. Il ne savait pas qu'il appartient à une deuxième bataille, immédiatement livrée sur l'Aisne, d'obtenir ce résultat. Telle est la rançon des fautes commises au début de la campagne. On ne laisse pas impunément envahir la France jusqu à la Marne. Et si la bataille avait été livrée au delà de la Seine, comme c'était l'idée . du commandement avant l'intervention de Gallieni, 1 est probable que l'effort de nos troupes n'eut pas réussi même à dégager Paris. Chaque contrée porte en elle sa h fatalité stratégique. |

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